17/12/2017

A quoi sert Woodcroft?

Genève-Servette a bouclé la semaine de tous les dangers – rapport aux absences conjuguées de son entraîneur Craig Woodcroft et de ses deux défenseurs suédois, Johann Fransson et Henrik Tömmernes, appelés par leur équipe nationale respective – avec deux victoires à son compteur (Lugano et Lausanne) et une défaite à l’issue de la séance des tirs au but (Zoug). Un bilan (7 points sur neuf possibles) inespéré en regard aussi de la longue liste des blessés (9!) qui accable les Aigles.

Autant dire qu’une question vient immédiatement à l’esprit après ce constat: à quoi sert Craig Woodcroft? Poser la question, c’est y répondre sans détour: apparemment à rien! L’entraîneur fantôme a été remplacé avec un infini bonheur par le duo Jason O’Leary-Louis Matte. Pendant son absence avec le team Canada, les deux adjoints ont amené – il était de temps – de l’émotion dans le camp des joueurs, dont certains ne supportent plus le style de Craig Woodcroft.

Les leaders du GSHC ont pris leurs responsabilités, retrouvé leur esprit combattant, qui faisait leur marque de fabrique sous l’ère McSorley, et épuré de leur propre chef le système de jeu abracadabrantesque prôné par un entraîneur dépassé par les événements. Craig Woodcroft est de retour aux affaires cette semaine. Il ne lui sera pardonné aucun écart comptable. Surtout avec l’avantage pour les Grenat de recevoir Ambri-Piotta et Kloten – les deux cancres de la National League ­– aux Vernets. Avant de s’en aller défier les ZSC Lions aux Hallenstadion la veille de Noël.

A propos de Genève-Servette. On sait que la formation inscrite dans le championnat de première ligue fait partie de l’Association du GSHC et non pas de la S.A. Sauf qu’elle joue sous les mêmes couleurs – grenat – que l’équipe fanion et, qu’à ce titre, elle a un devoir d’exemplarité. Or, depuis son retour en première ligue, elle bat tous les records du nombre de minutes de pénalité pour notamment dureté excessive, charge à la tête, coup de crosse, piquer avec la lame de la crosse, coup de genou, comportement antisportif, etc. Samedi soir, contre Franches-Montagnes, la formation dirigée par Michal Grosek – avec 13 joueurs seulement inscrits sur la feuille de match! – a écopé d’une cinquantaine minutes de pénalité. Navrant pour l’image du club!

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21/11/2017

Tromperie sur la marchandise

Ainsi donc, Patrick Kinigamazi (27 victoires, 2 défaites) défendra son titre mondial WBF (World Boxing Federation) des superplumes face au Hongrois Robert Lakatos, dit «Laki», (16 combats, 14 victoires, 1 nul, 1 défaite), ce vendredi à Genève.

Titre mondial? Oui! Mais dévalué, car la WBF est l’une de ses nombreuses fédérations mineures, qui polluent l’univers de la boxe avec tellement d’autres qu’on renonce ici à en dresser la liste. La preuve: créée en 1999 aux Etats-Unis, la World Boxing Federation a disparu de la circulation pendant cinq ans avant de renaître de ses cendres aux… Luxembourg en 2004!

Rappel: le WBC (World Boxing Council, la WBA (World Boxing Association), l’IBF (International Boxing Federation) et la WBO (World Boxing Organisation) sont les seules organisations qui font autorité dans le monde du noble art. C’est encore trois de trop!

Lucide, Patrick Kinigamazi s’est donc rabattu sur un ersatz de championnat du monde. Et un challenger à sa portée pour la première défense de sa ceinture mondiale. C’est de bonne guerre. Et Robert Lakatos a le profil de l’emploi, lui qui ne figure pas au hit-parade des vingt meilleurs boxeurs européens de la catégorie.

Pourtant, après avoir consulté attentivement la liste des dix meilleurs poids superplumes classés par la WBF, tous des boxeurs d'exception, on se dit que Patrick Kinigamazi, tenant du titre, avait l'embarras du choix. Jugez plutôt: Lomachenko (No 1) est champion du monde WBO, Berchelt (No 2) champion du monde WBC, Walters (No 5), Sosa (No 6), Cuellar (No 7), Vargas (No 8) et Corrales (No 9) sont tous des anciens tenants des titres mondiaux WBA, WBC ou IBF. Excusez du peu! Au fond, peut-être que ces gens-là ne sont tout simplement pas intéressés par un titre d’une Fédération inconnue ou presque au bataillon.

 

 

 

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19/11/2017

GSHC: la cote d'alerte

Après une courte et trompeuse embellie, Genève-Servette est de retour sous la barre au classement du championnat de LNA (National League). L’encéphalogramme des Aigles déplumés est presque plat. Les dirigeants de Vancouver sont invisibles, les joueurs ne livrent pas la marchandise et l’entraîneur canadien somnole. La cote d’alerte est atteinte. Il en va pourtant de l’avenir du club grenat. Petit tour du propriétaire et inventaire des lieux.

Qui dirige Genève-Servette? S’agit-il de Hugh Quennec encore président en exercice ou de Mark Gillis autoproclamé vice-président et censé reprendre un jour (quand?) la destinée du club grenat? Difficile de trancher tant la politique du club est opaque. Deux certitudes: Quennec, pourtant beau parleur à l’occasion, est muet comme une carpe alors que Gillis est inscrit aux abonnés absents. Cherchez l’erreur!

Qui entraîne? Ce devrait être Craig Woodcroft. De fait, on ne sait pas, car le successeur de Chris McSorley manque de tout. De charisme d’abord, d’expérience ensuite, de l’élémentaire connaissance du hockey suisse aussi et de légitimité enfin. Autant de défauts rédhibitoires qui plombent l’ambiance du côté des Vernets. Après vingt-et-un matches de championnat, le Canadien semble incapable de dégager une équipe-type. A force de brasser ses lignes, il brasse de l’air. Peut-être Woodcroft devrait-il se recycler dans des projets de développement d’éoliennes. Sûr qu’il aurait de l’avenir dans un domaine en pleine expansion.

Quid des finances? Quand il est visible, Hugh Quennec rase les murs. Mark Gillis, lui, est planqué à Vancouver. Une certitude: des sponsors s’inquiètent. Le public aussi. Le départ forcé de Gerbe pour faire place nette à Da Costa tendrait à prouver que le GSHC ne peut conserver cinq joueurs étrangers dans son contingent. Faute de moyens financiers, plombés notamment par les affluences en baisse enregistrées depuis le début de la saison (5787 par match, soit une perte sèche de 13’296 spectateurs après les douze premières rencontres à domicile contre 6679 de moyenne lors de l’exercice 2016/2017).

Trop de joueurs? Woodcroft a hérité un effectif pléthorique de son prédécesseur. Malgré les nombreuses blessures, qui ont frappé Genève-Servette, il y a un trop plein de joueurs aux Vernets. Antonietti, actuellement blessé, mais expédié régulièrement à Porrentruy pour renforcer le HC Ajoie (Swiss League, ex-LNB), Mercier, Impose et d’autres encore à tour de rôle font banquette. La gestion de ce problème délicat par l’entraîneur et ses adjoints entraîne des tensions dans le vestiaire. Et les résultats, forcément, s’en ressentent.

Trop de personnels? En plus d’un contingent de joueurs surréaliste, le GSHC a encore sous contrat quatre entraîneurs (Woodcroft, O’Leary, Matte, Beaulieu), un manager général (McSorley) et un adjoint(Henning). Soit trois salaires supplémentaires par rapport à la saison passée: ceux de McSorley, dans son nouveau job de manager général qu’il menait de front à celui d’entraîneur auparavant, Henning et O’Leary. C’est un luxe que Genève-Servette ne peut se permettre. Un luxe avec lequel le nouveau CEO, Pierre Alain Regali – dont on se demande ce qu’il est venu faire dans ce panier de crabes – doit jongler.

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09/10/2017

GSHC en pleine déliquescence

Genève-Servette, tombé en déshérence, entame une semaine cruciale, qui doit le mener sur la voie de la rédemption, ce mardi à Lausanne, jeudi contre Ambri-Piotta et vendredi à Kloten. Soit, au total, trois matches en quatre jours (!) – quelle idée saugrenue de jouer le jeudi aux Vernets! – face à des adversaires aussi mal lotis que lui. Objectif: neuf points, sinon rien, histoire de se remettre la tête à l’endroit.

Plus facile à dire qu’à réaliser au regard de la déliquescence qui frappe Genève-Servette de plein fouet. Avec pour principaux protagonistes: un président (Hugh Quennec), en disgrâce, un nouveau boss (Mike Gillis), aux abonnés absents, un directeur sportif (Chris McSorley), muet comme une carpe et marqué à la culotte par son garde-chiourme (Lorne Henning) dont on se demande à quoi il sert, un entraîneur (Craig Woodcroft alias Foodtruck) aussi charismatique qu’un mérou et des joueurs, complètement désorientés. Charmant tableau!

Sous le choc, des spectateurs fâchés – ou ce qu’il en reste – quittent la patinoire des Vernets, avant même la fin des matches, quand ils ne la désertent pas tout simplement. A ce rythme-là, plus besoin de la future Aréna du Trèfle Blanc, les Vernets suffiront amplement à accueillir les derniers fidèles à la cause grenat.

Le dossier le plus urgent à traiter est celui de l’entraîneur. Apathique derrière son banc, Craig Woodcroft, au CV aussi mince qu’une feuille de papier à cigarette, n’est pas adoubé par tous les joueurs. Ne nous voilons pas la face: changement de tête il fallait après seize ans de règne sans partage de Chris McSorley et un système de jeu périmé. Le nouveau coach de Genève-Servette est arrivé avec des idées plein la tête et des promesses en l’air. Son plan de jeu – pour autant qu’il en ait un! – ne correspond pas au contingent de joueurs à sa disposition qu’il n’a certes pas choisis!

Alors, à défaut de charisme et de légitimité, Craig Woodcroft pourrait faire preuve d’intelligence – ça ne coûte rien d’essayer – et adapter son système de jeu à son outil de travail. A Nice, Lucien Favre n’a pas hésité à abandonner son 4-3-3 fétiche (on parle football évidemment) au profit du 4-4-2 en regard du profil des joueurs engagés au terme d’une sinistre campagne des transferts de ses dirigeants. A l’entraîneur de Genève-Servette de s’inspirer de ce bel exemple. Car, pour l’heure, à trop réfléchir, ses ouailles patinent dans la choucroute.

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