25/09/2017

GSHC: un peu de patience, svp

Bien sûr, le début de championnat de Genève-Servette n’est pas à la hauteur des attentes de son entraîneur, de ses joueurs, de ses dirigeants et de ses supporters. Il serait facile par les temps qui courent de vouer aux gémonies Foodtruck, pardon Woodcroft, le successeur de Chris McSorley, et son bilan famélique (sept points après sept matches) sanctionné par un modeste dixième rang au classement. C’est oublier un peu vite que l’on ne change pas un canard boiteux en un aigle royal d’un simple coup de baguette magique.

Donnons au nouvel entraîneur du GSHC un peu de temps. Car patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage. Souvenez des débuts poussifs de Chris McSorley à son arrivée à Genève! Sous sa conduite autoritaire, l’armada grenat avait commencé le championnat de LNB 2001-2002 par deux défaites contre Olten et Sierre. Avant d’aligner une série impressionnante de victoires et d’être brillamment promue en LNA.

Il faut donner crédit à Woodcroft de tenter d’inculquer une nouvelle orientation plus jouissive au jeu de Genève-Servette. La transition avec le système rigide de McSorley, élevé en dogme aux Vernets, ne se fera pourtant pas du jour au lendemain. Comme Rome ne s’est pas construite en un jour. Deux bémols, hélas, à ce constat: la désaffection lente mais inexorable du public des Vernets échaudé par une dernière saison pourrie en interne par Hugh Quennec, aujourd’hui heureusement réduit au silence, et la répétition des erreurs de débutants des joueurs, malgré un contingent étoffé en quantité comme en qualité.

 

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29/08/2017

Mats Wilander déraille

Mats Wilander sévit – ce terme est choisi à dessein – dans les colonnes du journal L’Equipe depuis de trop nombreuses années maintenant. C’est le sentiment qui prédomine à la lecture de sa dernière chronique, pas plus tard que lundi à propos de l’US Open de tennis. Le Suédois, que l’on a connu parfois – mais pas toujours – plus lucide, fait de Rafael Nadal son favori de la quatrième et dernière levée des tournois du Grand Chelem de l’année. Rien à redire, même si les journalistes de L’Equipe prennent son contre-pied en désignant, eux, Roger Federer. Comme Mats Wilander, telle une girouette, change souvent d’avis en cours de route, on se réjouit de découvrir comment il va éventuellement expliquer son grand écart d’ici à la fin de la quinzaine new-yorkaise!

Là ne se situe pourtant pas le nœud du problème. Non, ce qui interpelle, c’est le fond même d’une chronique ambiguë, qui laisse l’observateur perplexe. Songez que Mats Wilander se réjouit de l’absence d’Andy Murray, Novak Djokovic, Stanislas Wawrinka, sans parler de Milos Raonic et Ken Nishikori, tous blessés. «C’est une bonne chose pour le tennis (sic), écrit-il. Pas parce qu’ils ne sont pas là (ndlr: encore heureux!) mais que leurs forfaits ouvrent à de nouvelles figures l’opportunité de se montrer au moins jusqu’en demi-finales. La situation fait qu’on va voir de nouveaux visages dans les grands moments d’un tournoi du Grand Chelem. Super!»

Oui super! On aurait bien aimé à l’époque où il jouait que Mats Wilander se mît aussi en réserve de la République pour ne pas avoir à supporter – le mot n’est pas trop fort – son jeu soporifique et dénué de toutes fantaisies. Une punition à l’état pur nonobstant un palmarès flatteur et respectable. Que de moments de détestation on se serait épargnés quand nous suivions les matches du Suédois sur les plus grands courts du monde pour le compte du journal La Suisse.

Soyons lucide: un titre – au rabais? – consacrant Alexandre Zverev, Nick Kyrgios, ou Grigor Dimitrov, laissera toujours planer un doute sur sa crédibilité en l’absence de cinq joueurs membres du top 11 mondial. Rappelons à Mats Wilander, qui a la mémoire courte, que Stanislas Wawrinka, lui, a gagné des trois titres du Grand Chelem face aux No 1 mondial de l’époque, Rafael Nadal (Open d’Australie 2014) et Novak Djokovic (Roland-Garros 2015 et US Open 2016). Ça a de la gueule!

Dernier sujet de discorde avec Mats Wilander, le fait qu’il accorde du crédit aux «anciens» Jo-Wilfried Tsonga, en panne de confiance cet été, Gaël Monfils, qui évoque pourtant son mal-être depuis plusieurs semaines déjà, et Tomas Berdych, en totale perte de vitesse cette année, au rayon des possibles successeurs de Stanislas Wawrinka, tenant du titre de l’US Open. A croire que le Suédois a fumé la moquette!

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17/03/2017

Quennec, l'arme des faibles

Pris dans une tourmente médiatique sans fin, Hugh Quennec se défend comme il peut, c'est-à-dire médiocrement. Dans un communiqué publié jeudi sur le site internet du club, il accuse comme de bien entendu la presse de travestir la vérité, de nourrir des spéculations qui n’ont pas lieu d’être et de publier des rumeurs infondées. Un peu comme le fait le Front national dans l’actuelle campagne nauséabonde à la présidence de la République française. Ce qui n’est pas à son honneur.

On rappellera à M. Quennec, pour lui rafraîchir une bonne fois pour toute une mémoire sélective, qu’il est tout de même à l’origine de la relégation administrative du Servette FC, qu’il a été placé sous tutelle par la Ville et le Canton dans la gestion - qui interpelle - de l'Association Genève Futur Hockey, qu’il ne jouit plus de la confiance des politiciens genevois et, enfin, qu’il a introduit le vers dans le fruit, avec l’arrivée de ses petits copains canadiens de Vancouver. Avec les dégâts d’images que l’on sait.

Comme Hugh Quennec est incapable d’assumer ses responsabilités, il se défausse sur la presse. L’arme des faibles! Une question pour conclure: le président se soumettra-t-il comme les joueurs, le staff technique, dont bien sûr Chris McSorley, et les employés à l’évaluation interne en cours? Dans l’affirmative, son sort est déjà scellé: il doit faire place nette.

 

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13/03/2017

Quennec, le pollueur, doit payer

Samedi, après sa quatrième défaite de rang face à Zoug, Genève-Servette a bouclé une saison foireuse, polluée par Hugh Quennec et ses petits copains canadiens venus de Vancouver. Elle a commencé par la démission de Christophe Stucki, le CEO en place du club grenat; elle s’est poursuivie par la guerre intestine que le président-actionnaire-fossoyeur n’a cessé de livrer en coulisses à Chris McSorley et à son staff technique; elle pourrait se conclure par le départ du légendaire entraîneur des Aigles.

A l’origine de cet immense gâchis, on l’a déjà dit, Hugh Quennec. Déjà rappelé sévèrement à l’ordre par la Ville et le Canton de Genève au sujet de sa gestion financière controversée de Genève Futur Hockey et désormais sous haute surveillance, il devra rendre des comptes aux sponsors, aux supporters et aux joueurs.

C’est clair le pollueur Quennec doit payer. Lui et sa clique canadienne ont installé un climat délétère aux Vernets. S’ils veulent virer Chris McSorley – au bénéfice d’un contrat en béton armé, rappelons-le – ils devront faire sauter la banque. Avec quel argent, connaissant les difficultés financières que connaît Genève-Servette, avec notamment la baisse spectaculaire du public aux Vernets? On veut dire 421 spectateurs de moins par match (25), soit un total de 10'525 personnes au terme de la saison régulière, avec une perte qu’on peut chiffrer au minimum à 300'000 francs.

Non, ce n’est pas de Chris McSorley dont Genève-Servette doit se séparer pour restaurer sa crédibilité. Mais d’Hugh Quennec et des laquais canadiens, qui ont imposé des choix absurdes à leur entraîneur pendant les play-off avec le triste résultat que l’on sait. Ils ne sont certes pas les seuls responsables à figurer sur le banc des accusés. Les joueurs – Jim Slater, capitaine fantomatique en tête – ne sont pas exempts de tout reproche. De Mayer à Romy, en passant par Mercier, Vukovic, Almond, Rod, Traber, Wick et tellement d’autres, ils n’ont pas fait honneur au maillot grenat. Là aussi, le ménage doit être fait d’ici au début de la saison prochaine.

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