Le blog de Bernard Andrié

  • Le coupable, c'est l'arbitre

    Dans un hôpital de Chicago, Patrick Day lutte contre la mort après le k.-o que lui a infligé Charles Conwell, le 12 octobre à la Wintrust Arena. Les images capturées sur le site you tube sont accablantes pour l'arbitre, qui n'intervient pas alors que le boxeur de 27 ans (désormais 17 victoires, 1 nul et 4 défaites à son palmarès) est en perdition sur le ring. Le dernier coup d'une série de cinq au visage l'expédie au tapis où sa tête vient heurter violemment le sol. Transporté de toute urgence à l'hôpital où il a subi une opération au cerveau, Patrick Day n'a pas repris connaissance à ce jour et livre l'ultime combat de sa vie. Le plus important de tous.

    Après tous les drames qui ont jalonné l'histoire de la boxe, on pensait naïvement que les arbitres avaient enfin pris conscience de la noblesse de leur mission. Faut-il leur rappeler qu'avant d'être un sport violent, la boxe est avant tout l'escrime des poings. Le public réclame certes du sang, de la sueur et des larmes. Mais pas la mise à mort d'un combattant comme dans les jeux du cirque.

    On a désespérément cherché sur la toile le nom de cet arbitre irresponsable qui, espérons-le, sera suspendu à vie par la Fédération américaine. Ce monsieur doit se sentir d'autant plus coupable de cette tragédie, qu'il ne pouvait pas ignorer que Charles Conwell présentait un palmarès de 10 combats pour autant de victoires dont huit par k.-o. Des statistiques qui auraient dû lui mettre la puce à l'oreille.

    On l'imagine, le promoteur de ce championnat USBA (United States Boxing Association) des surwelters est, aujourd'hui, un homme dévasté ("priez pour Patrick", a-t-il écrit sur Twitter), mais pas autant que Charles Conwell, complètement dévasté. "Je n'ai jamais voulu que cela t’arrive. Tout ce que je voulais c’était gagner. Si je pouvais revenir en arrière je le ferais. Personne ne mérite ça. Je n’ai cessé de rejouer le combat dans ma tête en imaginant que cela ne soit pas arrivé. J'y pense tout le temps. J’ai prié de nombreuses fois et j’ai versé beaucoup de larmes parce que je ne peux imaginer comment ma famille et les amis se sentiraient si cela m'était arrivé à moi.

    "Je te vois partout où je vais et tout ce que j’entends ce sont de belles choses sur ta personne. J’ai pensé arrêter la boxe mais je sais que ce n’est pas ce que tu aurais souhaité que je fasse. Je continuerai parce que je sais que tu es un combattant au grand cœur qui, comme moi, veut gagner un titre mondial. Je vais penser à toi pour me motiver tous les jours pour faire en sorte de tout donner sur le ring."

    Hélas, quoi qu'il advienne, Charles Conwell aura toujours sur la conscience ce drame qui aurait pu être évité avec l'intervention salvatrice d'un arbitre à la hauteur de la situation. Le vrai coupable, c'est lui et personne d'autre.

     

  • L'affaire Sprunger et les médias

    La charge spectaculaire de Julien Sprunger sur Daniel Rubin lors de l’acte II des quarts de finale Genève-Servette – Fribourg n’a pas laissé la presse romande insensible. Avec des prises de position opposées selon que le média est genevois, fribourgeois ou romand. Ainsi, la Tribune de Genève a fait le réquisitoire de l’attaquant fribourgeois, le condamnant à la vindicte populaire avant même de connaître la sentence de Swiss Hockey.

    Comme je le pressentais sans me vanter, j’avais voté dans ce sens dans le sondage initié par le matin.ch Julien Sprunger a été blanchi par le juge de la sécurité des joueurs, le Canadien Stéphane Augier, qu’on ne saurait soupçonner de partialité. Mais qu’on ne se méprenne pas, je reste persuader que le geste du Fribourgeois était inutile, stupide et dangereux. Mais pas illicite pour le plus grand malheur de Daniel Rubin.

    Cette profession de foi m’amène à me poser une question sur la position, à mon humble avis intenable, des deux journalistes de la Tribune de Genève, qui suivent les séries finales du championnat de hockey sur glace de LNA? Comment peuvent-ils collaborer au magazine de Genève-Servette et rester ensuite impartiaux lorsqu’il s’agit de disserter sur le club grenat dans leur journal? Poser la question, c’est y répondre en partie. A l’époque, feu Olivier Breisacher et moi-même, qui assurions alors la couverture des matches de Genève-Servette, nous avions décliné la proposition du club grenat de participer à la rédaction de son magazine.

    Aujourd’hui, trop de journalistes des quotidiens régionaux peinent à prendre de la distance avec le club phare de leur ville. Jusqu’à revêtir parfois le rôle de supporter et générer la confusion des genres.

    Autre temps, autres mœurs, faut-il croire.

  • Merci Hugh Quennec!

    Quand je vois Hugh Quennec, éternel sourire Pepsodent aux lèvres pour jouer la comédie, j’ai une envie irrépressible d’éclater de rire, tellement il est médiocre dans son rôle d’acteur de série B. Et je lui dis merci pour ce moment de bonheur fugace. Mais pas seulement!

    Quand Hugh Quennec précipite le Servette FC en Première Ligue Promotion, par son entêtement à fermer la porte à tout investisseur autre que lui, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

    Quand Hugh Quennec est lâché par l’ensemble du comité du Mouvement junior du Genève-Servette HC, pour de justes motifs, en septembre 2015, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

    Quand Hugh Quennec accuse les parents du comité dit alternatif du Mouvement junior du GSHC de putchistes – pourquoi pas terroristes pendant qu’on y est – en opposition à son comité fantoche, élu le 25 février lors d’une mascarade d’assemblée générale extraordinaire, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

    Quand Louis Matte soupçonne l’auteur de ce blog de soutenir ledit comité alternatif, juste pour faire chier – terme exact utilisé – Hugh Quennec, comme si j’avais du temps à perdre avec ce Monsieur, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

    Quand Hugh Quennec pille le Mouvement junior du GSHC pour remplir la coquille vide de Genève Futur, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

    Quand Hugh Quennec promet de dévoiler le plan de financement de la future patinoire du Trèfle Blanc et que Sœur Anne ne voit toujours rien venir, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

    Quand Genève-Servette sera obligé de se serrer la ceinture la saison prochaine parce que l’oligarque russe patron d’IPP, Guennadi Timchenko, qui figure sur la liste noire des Etats-Unis, ne peut plus lui verser un sou – on parle ici d’une somme à 7 chiffres selon une source proche du dossier – je dis merci qui? Merci Hugh Quennec! Car, le président pourra enfin affirmer, sans travestir la vérité cette fois, que Genève-Servette repose sur l’un des plus petits budgets de la Ligue nationale A.

    Pour conclure, reprenons en choeur le refrain du tube des Charlots de 1971, passé depuis à la postérité, pour dire encore mille fois merci à Hugh Quennec:

    Merci patron, merci patron

    Quel plaisir de travailler pour vous

    On est heureux comme des fous

    Merci patron, merci patron

    Ce que vous faites ici bas

    Un jour Dieu vous le rendra.

  • Docteur Jekyll et Mister Hyde

    Mais à quoi joue donc Hugh Quennec? Dans une interview accordée à la Tribune de Genève, le boss du Genève-Servette HC s’est fait tout mielleux face aux questions gentillettes d’un trio de journalistes. Après lecture de cet article, on lui donnerait volontiers le bon Dieu sans confession. Sauf que, chassez le naturel et il revient au galop. Dans la course à la présidence au Mouvement junior du GSHC, le Canadien multiplie les coups bas et autres entourloupes. Il nous avait pourtant assurés, la main sur le cœur, que l’élection à sa propre succession était ouverte à tous. Et qu’au final, l’assemblée jugerait sur pièces.

    Un comité dissident au sien s’est créé pour lui succéder à la tête du Mouvement junior. Très mauvais joueur, Hugh Quennec, pourtant parfaitement au courant de la situation, ne fait aucune mention de ce comité alternatif emmené par son ancien vice-président Pascal Gagliardi dans la convocation à l’assemblée générale extraordinaire qu’il vient d’adresser aux membres. Pire, et pas très élégant de sa part, il a envoyé ladite invitation le 5 février pour une AGE, qui se tiendra le 25 du même mois. Soit pile poil 20 jours, et pas un de plus ­ le délai statutaire pour que les propositions individuelles soient jugées recevables. Cherchez l’erreur!

    Cerné de toutes parts, Hugh Quennec emploie la tactique de la fuite en avant pour se maintenir à tout prix au pouvoir. Or, il faut savoir que la Ville de Genève a reçu les résultats de l’audit du Mouvement junior du GSHC qu’elle avait commandé en son temps. Mais, elle ne veut, hélas, pas en révéler la teneur, alors qu’il semblerait qu’elle ait bloqué tout ou partie de la subvention accordée à l’Association. Les contribuables que nous sommes tous aimeraient savoir de quoi il retourne. Soit Huques Quennec est blanc comme neige, soit il a quelque chose à se reprocher.

    Quoi qu’il en soit, deux comités seront en lice le 25 février prochain. Et l’assemblée promet d’être rock and roll si Hugh Quennec, véritable Docteur Jekyll et Mister Hyde, ne revient pas à de plus nobles sentiments.