La mauvaise farce de la glace des Vernets

Qu’exige-t-on en priorité d’un joueur de hockey sur glace ? Qu’il maîtrise l’art du patinage sans pour autant dessiner les figures artistiques de Stéphane Lambiel. Faut pas rêver tout de même! Les cadors de Genève-Servette  n’échappent pas à la règle. Sauf qu’aux  Vernets, ils glissent - quand ils le peuvent - sur une surface la plus médiocre de toutes les patinoires de Ligue nationale A.

Mardi, à l’occasion de la venue d’Ambri-Piotta, le match a tourné à la farce. D’abord, le personnel a dû intervenir pour colmater le sillon laissé par le postérieur de Daugavins, traîné sur quelques mètres par un joueur adverse. Ensuite, le préposé de la Rolba a été rappelé par le duo arbitral pour peaufiner son travail bâclé avant la séance des tirs au but. Sous les huées du public et les quolibets des joueurs d’Ambri-Piotta.

Enfin, last not but least, trois joueurs désignés pour exécuter les hautes œuvres, ont été piégés par l’état catastrophique de la glace. On veut parler de Giroux, d’abord, qui a perdu le contrôle du puck sur un mauvais rebond ; de Petrell et de Simek ensuite, qui ont vu la rondelle leur échapper, après avoir sorti le gardien de sa zone de confort.

Trop, c’est trop ! Depuis le début de la saison - et l’été indien  ne saurait être tenu pour responsable de cette situation - Genève-Servette doit composer avec des conditions indignes de son standing, que ce soit à l’entraînement ou en championnat. Avec des conséquences parfois désagréables. Comme la longue indisponibilité de son joyau Hollenstein, victime innocente d’un trou sur la glace. Et d’une commotion cérébrale.

Les commentaires sont fermés.