25/11/2013

Il faut virer Danny Kurmann

Une  nouvelle jouissive est tombée la semaine passée. Selon Le Matin, Reto Bertolotti posera les plaques à la fin de la présente saison. A l’entendre, le responsable des arbitres suisses n’a plus les coudées franches et serait débordé sur sa droite par Ueli Schwarz, l’éminence grise du CP Berne à la Ligue suisse de hockey sur glace. C’est lui qui, par exemple, avait accédé à la demande express du futur champion de Suisse d’écarter abruptement Stéphane Rochette du quart de finale contre Genève-Servette en mars dernier. Bertolotti avait laissé faire Schwarz. Il en paie le prix fort aujourd’hui. Et que Schwarz, ancien piètre entraîneur doublé d’un dirigeant tout aussi pitoyable, ne vienne surtout pas affirmer que l’idée d’un complot contre Genève-Servette a germé dans l’esprit des Welches. C’est l’exacte vérité. Et, à fortiori,  pur mensonge de prétendre le contraire.

La semaine qui vient de s’achever aurait été royale si Danny Kurmann avait décidé de prendre la porte lui aussi. Non content d’avoir saboté les chances de Genève-Servette lors du dernier acte notamment de la finale des play-off en 2010, le zébré zurichois n’a cessé de remettre le couvert et de s’acharner contre l’équipe grenat et Chris McSorley. Bien sûr, le boss des Vernets porte une part de responsabilité dans le désamour que lui porte Danny Kurmann. Mais le plus mauvais arbitre de Suisse, quoiqu’en dise son chef Reto Bertolotti - qui le protège de manière honteuse au lieu de l’expédier en LNB refaire ses gammes - peut se permettre toutes les incartades sans risquer la moindre sanction. N’avait-il pas traité Ronnie Rüeger, l’ex-gardien de Kloten, de con pendant un match en 2010 sans que personne ne s’en offusquât à la Ligue.

On nous dit que Danny Kurmann, avec une dizaine de championnats du monde à son palmarès, est un des meilleurs arbitres de la planète. On veut bien le croire. Car, hors des frontières helvétiques, il doit se montrer impartial – comportement loyal qu’il n’a jamais adopté vis-à-vis de Chris McSorley et notamment pas plus tard que samedi passé à Bienne – et mettre son ego surdimensionné de côté. Il est temps que Danny Kurmann range enfin ses patins et son sifflet.  Le hockey sur glace suisse ne s’en porterait que mieux !


PS: selon Reto Bertolotti, Danny Kurmann est un des meilleurs arbitres du monde. Soit! Mais pourquoi ne figure-t-il pas dans la liste des zébrés retenus pour les JO de Sochi en 2014? Poser la question, c'est déjà y répondre en partie.

 

 

 

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14/11/2013

La mauvaise farce de la glace des Vernets

Qu’exige-t-on en priorité d’un joueur de hockey sur glace ? Qu’il maîtrise l’art du patinage sans pour autant dessiner les figures artistiques de Stéphane Lambiel. Faut pas rêver tout de même! Les cadors de Genève-Servette  n’échappent pas à la règle. Sauf qu’aux  Vernets, ils glissent - quand ils le peuvent - sur une surface la plus médiocre de toutes les patinoires de Ligue nationale A.

Mardi, à l’occasion de la venue d’Ambri-Piotta, le match a tourné à la farce. D’abord, le personnel a dû intervenir pour colmater le sillon laissé par le postérieur de Daugavins, traîné sur quelques mètres par un joueur adverse. Ensuite, le préposé de la Rolba a été rappelé par le duo arbitral pour peaufiner son travail bâclé avant la séance des tirs au but. Sous les huées du public et les quolibets des joueurs d’Ambri-Piotta.

Enfin, last not but least, trois joueurs désignés pour exécuter les hautes œuvres, ont été piégés par l’état catastrophique de la glace. On veut parler de Giroux, d’abord, qui a perdu le contrôle du puck sur un mauvais rebond ; de Petrell et de Simek ensuite, qui ont vu la rondelle leur échapper, après avoir sorti le gardien de sa zone de confort.

Trop, c’est trop ! Depuis le début de la saison - et l’été indien  ne saurait être tenu pour responsable de cette situation - Genève-Servette doit composer avec des conditions indignes de son standing, que ce soit à l’entraînement ou en championnat. Avec des conséquences parfois désagréables. Comme la longue indisponibilité de son joyau Hollenstein, victime innocente d’un trou sur la glace. Et d’une commotion cérébrale.

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11/11/2013

L'aveu d'impuissance de Roger Federer

Andy Murray, en convalescence forcée après son opération au dos, Novak Djokovic et Rafael Nadal jouent plus que jamais les duettistes en tête du classement ATP. Le Masters  n’a fait que confirmer cette évidence malgré la double présence suisse – on a nommé Roger Federer et Stanislas Wawrinka - à hauteur des demi-finales.

Roger Federer clôt la saison 2013 sur une note positive. Après un horrible passage à vide d’avril à octobre, il a corrigé le tir à Bâle (finale), à Paris-Bercy  (demi-finale) et au Masters (demi-finale). Sans pour autant remettre en question la suprématie de Rafael Nadal et Novak Djokovic. Quand le Bâlois défie le No 1 mondial ou le Serbe, le vainqueur est connu d’avance. Cinq matches cette année, autant de défaites à l’arrivée !

Roger Federer, de retour aux affaires, est à la fois proche et si loin du duo de  tête. Ces cinq échecs sonnent comme un aveu d’impuissance. A 32 ans passés, il peut encore dialoguer d’égal à égal avec  David Ferrer, Juan Martin Del Potro et Tomas Berdych, un point c’est tout ! Mais plus avec Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray, qui ont pris leur distance avec l’ex-No 1 mondial.

Face à cette cruelle évidence, Roger Federer peine à masquer sa frustration. A cause de son manque de puissance, de ses sautes de concentration, d’une condition physique à géométrie variable et d’une foule de petits détails, il ne tient plus la distance. Autant d’imperfections que les fulgurances, réminiscence  de sa plus belle époque, ne  suffisent plus à gommer. Pour l’instant…

Car, fort de cette fin de saison enthousiasmante à plus d’un titre, Roger Federer nourrit de grandes ambitions pour 2014. Sa passion pour le jeu est intacte, son génie ne s’est pas envolé d’un seul coup d’un seul. Reste deux inconnues : son dos le laissera-t-il en paix ? Et sa condition physique, le nerf de la guerre, sera-t-elle à la hauteur de ses immenses attentes. Lui seul connaît la réponse  à cette dernière question.

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