31/12/2013

Le mystère Genève-Servette

Il faudra que Genève-Servette nous explique un jour comment de statut de zéro il est passé à celui de héros à la Coupe Spengler qu’il a survolée avec maestria. Oui, le club grenat s’est refait une santé et une beauté dans un tournoi qui a fait la part belle au spectacle. Pourvu que cette embellie ne soit pas qu’un simple feu de paille. Mais qu’elle s'inscrive dans la durée en championnat où, faut-il le rappeler, la situation du club des Vernets reste fragile.

 A Davos, comme Sherkan, l'Aigle a pris de la hauteur. Pour la première fois depuis le début de la saison, Genève-Servette a répondu aux attentes de Chris McSorley. Cette équipe-là, avec trois lignes d’attaque d’enfer et des mercenaires qui ne cessent de monter en puissance - à l’image de Lombardi et Daugavins, voire même de Stafford, le petit dernier - a désormais les moyens de ses ambitions. Elle peut rivaliser sans complexe avec les gros bras de la grande Ligue et devenir champion de Suisse pour la première fois de sa grande histoire. A plusieurs conditions toutefois:

1. Que, comme à la Coupe Spengler, Genève-Servette joue avec envie et laisse parler ses émotions et sa folie pendant 60 minutes.

2. Que Chris McSorley lâche la bride à ses joueurs et les laisse s’exprimer sans les enfermer dans un système de jeu parfois trop rigide.

3. Que son jeu épouse plus la verticalité comme à la Coupe Spengler grâce à la qualité de la première passe de Bezina et Stafford notamment.

4. Que son jeu de puissance continue à monter en…puissance.

5. Que la présence d’un cinquième étranger dans son contingent soit un plus et non pas une source de tension au moment de coucher les quatre mercenaires éligibles sur la feuille de match.

6. Que la patinoire des Vernets redevienne un bastion imprenable pour les adversaires de Genève-Servette, qui a déjà subi sept défaites depuis le début de la saison.

Bref que Genève-Servette s’implique enfin à 100% dans un championnat, certes monotone jusqu’à en devenir parfois ennuyeux, mais qui reste - les Genevois l'ont prouvé à la Coupe Spengler avec le HC Davos,- l’un des meilleurs d’Europe.

 

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29/12/2013

La Coupe Spenger surmédiatisée

 

L’actuelle Coupe Spengler de hockey sur glace est surmédiatisée, en particulier par la TSR qui éprouve le besoin de survendre l’événement, on ne sait pas trop pourquoi ! Or, il faut le prendre pour ce qu’il est, ni plus ni moins. C'est-à-dire pour un agréable tournoi, mais surtout pas pour une compétition de haut rang.

La simple lecture des équipes invitées, qui s’ajoutent au HC Davos et au Team Canada, suffit à le démontrer : Genève-Servette, huitième de LNA, Rochester, dixième sur quinze de la division est de l’American Hockey League (AHL), Vitkovice, neuvième sur quatorze de l’Extraligue tchèque, et CSKA Moscou, quatrième de sa conférence de KHL certes, mais qui vit sur sa réputation passée, ne figurent pas dans le gotha européen et soviétique.

La Coupe Spengler fait partie d’une tradition séculaire. Créée en 1923, elle fut la chasse gardée des clubs tchécoslovaques et russes pendant 21 ans (1965-1985). Avant qu’elle ne s’ouvre plus largement au monde. Son objectif premier était de réunir, à Davos, des hockeyeurs du monde entier et de tisser des liens avant, qu’au fil des années, l’esprit de compétition ne prît le dessus. Pas pour tout le monde. Cette année, on a surpris des regards de connivence entre les joueurs, des sourires, des éclats de rire même. Cette ambiance sympa déteint forcément sur la Coupe. Le hockey de gala prime avant tout. Le résultat en devient presque secondaire.

Alors, nul besoin de répéter en boucle que les matches se jouent tous à guichets fermés – ce qui est un mensonge éhonté – et que le marché noir fleurit. Mieux vaut rire de bon cœur de ces affirmations glanées sur la TV romande, qui nous saoule de commentaires, au point qu’on finit par couper le son. C’est alors un pur bonheur de déguster la Coupe Spengler selon notre bon plaisir, sans fond sonore polluant.

 

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13/12/2013

Servette FC: un président sous (mauvaise) influence

Hugh Quennec ne connaît rien ou presque au monde du football, même s’il prétend s’y être intéressé dans sa jeunesse à Montréal, plus célèbre  jusqu'à preuve du contraire pour son équipe de hockey sur glace que celle du soccer. Président du Servette FC, il s’est entouré d’une personnalité à l’ego surdimensionné. On veut parler de Pascal Zuberbühler,  l’ex-gardien du FC Bâle qui, jusqu’à maintenant, s’est surtout signalé par son agitation permanente que par ses décisions sereines et de bon sens.

Les dernières en date, prises avec l’aval de Hugh Quennec, consistant à se séparer de Thierry Cotting, directeur technique du centre de formation, à qui on ne reproche rien, et d’Oscar  Londono, entraîneur des M21,  sans oublier l’esprit de suspicion qu’il nourrit à propos des capacités de Jean-Michel Aeby, confinent à la bêtise. Car changer pour changer, c'est absurde!

Si j’étais à la place – mais je ne le suis pas – de l’entraîneur de la première équipe du Servette FC, qu’il a dynamisée et hissée à la deuxième place de Challenge League avant la pause hivernale, je planterai là le président Quennec et son conseiller malveillant Pascal Zuberbühler. Juste pour les renvoyer à leur incompétence.

Hugh Quennec préside aussi les destinées du Genève-Servette HC. Aïe! Par le passé, il a souvent fait le ménage au sein des Aigles, en particulier dans le secteur administratif qui, au gré des vents contraires ou portants, gonflait ou décroissait. Sans se soucier des drames humains que ses décisions iniques provoquaient parfois. Sous son air angélique de premier communiant, Hugh Quennec est un redoutable prédateur.

 

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01/12/2013

Non, ils n'ont pas tous trahi!

 

 

Lu dans Le Matin de l’autre jour, un coup de gueule poussé par un pseudo journaliste - qui confond le lendemain dans la même gazette Jean Savary avec son frère Paul - sur le soi-disant du manque de loyauté de quelques entraîneurs assistants dans le monde du hockey sur glace en Suisse ces dernières années.

Il prend prétexte du récent licenciement d’Antti Törmänen par le CP Berne - remplacé par son dauphin Lars Leuenberger, appelé à ne jouer que les intérimaires de service - pour citer ensuite pêle-mêle les exemples de Patrick Fischer à Lugano, qui a pris la place de Larry Huras; d'Alex Reinhard celle de John Fust à Langnau; de Gerd Zenhäusern, coupable à ses yeux d’avoir chipé le poste à son chef, John Van Boxmeer, licencié par le Lausanne HC; de René Matte enfin, qui, crime de lèse majesté, a osé voler la vedette à Serge Pelletier, prié de prendre la sortie à Fribourg-Gottéron en 2011. On s’en souvient comme si c’était hier…

Notre censeur devant l’Eternel met tout le monde dans le même panier (de crabes, sous-entend-il), sans se poser les bonnes questions; sans faire le distinguo non plus entre chaque individu dont l’histoire et le vécu sont forcément différents. C’est tellement plus commode.  

Petite devinette: si un jour le chef direct de ce plumitif était licencié et qu’on l’obligeait à reprendre le flambeau ­- sachant qu’en cas de refus, il se retrouverait à son tour au chômage du jour au lendemain - quelle serait sa réaction?

 

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