24/01/2014

Wawrinka et les charlatans

Stanislas Wawrinka disputera sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem. Une nouvelle étape de sa carrière avec toutes les inconnues que cette situation suppose. Lui, sera seul sur le court avec ses envies, ses ambitions, mais aussi face à ses peurs et à ses émotions qu’il lui faudra gérer au fil du match.

Les marchands du temple - on veut dire les préparateurs et autres coaches mentaux dont on taira les noms pour ne pas leur faire de la publicité gratuite - se sont emparés de l’affaire. A coup de banalités que le commun des mortels serait capable d'énoncer. Parmi les perles retenues, celles-ci:

«Ce n’est pas un match comme tous les autres, mais comme tous les autres, c’est un match!», explique l’un d’entre eux. Génial!

Ou encore: «Wawrinka doit éviter le piège qui consiste à avoir trop de respect et ne pas oublier qu’il est craint par ses adversaire» On s’en serait douté!

Et enfin: «L’enjeu d’une finale est différent. C’est un moment que Wawrinka n’a pas connu contrairement à son adversaire qui, lui, sait où il met les pieds.» Quelle découverte!

Et dire que ces gens-là, peut-être bardés de diplômes, sont écoutés, respectés et payés pour déverser de tels lieux communs. A ce rythme-là, la psychologie du sport a encore de beaux jours devant elle. Hélas…

 

 

 

16:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

18/01/2014

Genève-Servette doit sévir

L’imbécilité, pour rester poli, de quelques Irréductibles Grenat - et non pas l'ensemble de ce club de supporters - n’en finit pas de ternir l’image de Genève-Servette que, paraît-il, ils soutiennent. Comme lors du premier derby lémanique à Malley, ils ont remis la compresse il y a quelques jours au même endroit.

Rappel: le 8 octobre dernier, ils avaient annulé leur déplacement en car à la dernière minute pour voyager en train. Juste pour emm…. les dirigeants grenat et provoquer les forces de l’ordre vaudoises. Après une interdiction de quelques matches prononcée à l’encontre des meneurs par Genève-Servette, ils avaient fait amende honorable et promis de se conformer à l’avenir aux directives du club des Vernets.

Mais, comme ces pseudo-supporters n’ont aucun respect de la parole donnée, ils ont contourné le règlement mis sur pied par les trois organisations romandes (Genève-Servette, Lausanne HC et Fribourg-Gottéron), qui veut que pour éviter tout débordement  à l’occasion des derbies, les fans des trois clubs précités n’achètent le package "moyen de déplacement-billet" qu’au sein de leur club respectif.  

Jeudi passé, quarante-sept d'entre eux ont contourné la loi pour se procurer, à titre individuel, des tickets situés hors de la zone des supporters réservée à Genève-Servette, mais dans les tribunes de Malley. D’où provocations, bagarres avant leur expulsion de la patinoire et leur retour en chemin de fer - sous escorte policière - jusqu’à Genève, via Morges, Rolle, Nyon où certains d’entre eux avaient parqué leur voiture pour ne pas se faire remarquer.

Ces ultras, qu’on souhaite voir désormais interdits des patinoires suisses pour une durée indéterminée, sont venus, se sont battus et n’ont rien vu du derby lémanique. Qu’importe  puisqu’ils se fichent pas mal du hockey sur glace et de Genève-Servette. Ils sont seulement là pour créer le buzz.

C’est nul, puéril et sot. On attend maintenant avec impatience de connaître la nature des sanctions que Genève-Servette va infliger à ces petits voyous, qui mériteraient, pour commencer, une bonne fessée.

 

 

15:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

13/01/2014

Winter Classic, stop ou encore?

Le Winter Classic, premier du genre en Suisse romande, a vécu. Ce fut un immense succès. Sur toute la ligne. Avec juste un bémol, on veut parler de l'état de la glace, recouverte d’une fine pellicule de neige dès la dixième minute de chaque tiers-temps, et qui compliqua singulièrement la tâche de Genève-Servette et du Lausanne HC.
Les 29'400 spectateurs accourus au Stade de Genève pour l'occasion sont repartis avec leur plein d'émotions. La majorité ne fréquente pas la patinoire des Vernets en temps ordinaire. A l’avenir certains d'entre eux viendront peut-être grossir les rangs des admirateurs de Genève-Servette; d'autres se laisseront, qui sait, charmer par un Winter Classic II. Dans trois, cinq, dix ou quinze ans?
Si nous étions à la place de Christophe Stucki, CEO de Genève-Servette véritable cheville ouvrière de l’organisation avec toute son équipe - à qui on peut accorder les yeux fermés la note de 10 sur 10 -, nous ne serions pas pressés de remettre le couvert. Pas seulement parce que le Winter Classic n'est pas la poule aux œufs d'or promise - comme le laissait entendre la stupide section Ouest des ultras du Lausanne HC qui avait appelé au boycott du derby lémanique de samedi - mais parce qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses. Sans parler de la somme de travail qu’exige un événement aussi complexe.
S'il prenait l'envie aux dirigeants de Genève-Servette d'organiser un Winter Classic bis, il serait sage qu'ils ne le fissent pas avant une dizaine d'années. Histoire de ne pas s'adresser au même public - qui, exceptés les fidèles amis du club grenat qu’on peut estimer à 7000 environ, boudera la chose - mais à une nouvelle génération de spectateurs prêts à se laisser bercer par le somptueux show sur la banquise du Stade de Genève.
Alors Winter Classic, stop ou encore? Pour l'instant, stop!

15:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

09/01/2014

Ne tirons pas sur Genève-Servette!

Genève-Servette est-il une équipe de voyous? La question est légitime, rapport aux quatorze pénalités de match récoltées par les joueurs grenat depuis le début de la saison. La dernière en date - le coup au visage de Lombardi sur la personne de Schilt, pas tout blanc en la circonstance, mardi à Fribourg - ne plaide pas forcément en faveur de des pensionnaires des Vernets.
A y regarder de plus près pourtant, on constate que quatre joueurs (Picard, Rivera, Almond et Stephan) collectionnent à eux seuls neuf «cartons rouges» (64%), quelques-uns d’entre eux à la suite de bagarres impliquant plusieurs protagonistes. Autant dire que les coupables étaient en état de légitime défense. Mais aucun Aigle ne s’est rendu coupable d’une agression gratuite comme celle d’Holden à l’encontre de Julien Vauclair, qui a valu à son auteur, récidiviste notoire, huit rencontres de suspension.
On ne va pas excuser ici le nombre - sans doute record - de pénalités majeures accumulées par Genève-Servette depuis le début de la saison. Mais juste rappeler que la philosophie prônée par Chris McSorley - un engagement physique de tous les instants avec l’obligation pour les joueurs de finir leurs charges - comporte des risques de dérapage.
Aussi à l'avenir, et dans l’optique des play-off où chaque écart de conduite peut modifier le scénario de la série, Genève-Servette doit apprendre à maîtriser ses nerfs, opérer les bons choix. Et ne pas confondre agressivité et combativité.

16:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |