10/03/2014

Nouvelle patinoire: Ge/Servette pris en otage

La future patinoire du Trèfle-Blanc est le nouveau marronnier de la politique genevoise. Voilà bientôt trois ans que le Canton, la Ville de Genève, la Ville de Lancy et le Genève-Servette HC ont pris la décision de sa construction. Sans aucun résultat tangible à ce jour. C'est cette désespérante inertie que la Ville a tenu à dénoncer dans un récent communiqué – agrémenté de quelques fautes d'orthographe et de grammaire au passage – pour évoquer un projet en rade. En se défaussant au passage sur l'immobilisme du Canton.


Cet appel au secours fait suite à un avertissement sans frais de la Ligue nationale, qui a mis en demeure Genève-Servette de lui présenter un projet crédible de nouvelle patinoire pour remplacer celle des Vernets, d'ici à 2018. Sinon, sa licence en Ligue nationale A pourrait lui être retirée. Une menace à prendre avec les réserves d'usage, sachant qu'en Suisse, les clubs de hockey sur glace ne sont pas les propriétaires de leur enceinte. Mais bien pieds et poings liés avec les autorités politiques du coin.


On ne va pas ici prendre parti dans la querelle qui oppose la Ville et le Canton de Genève. Sauf pour rappeler que la première entité a déjà largement mis la main au portemonnaie – 21 millions de francs – pour rénover la patinoire des Vernets. Avec l'appui du Fonds intercommunal en la circonstance.


L'heure n'est pourtant plus aux querelles de clocher. Mais à l'action pour régler les cas d'expropriation encore pendants sur la parcelle du Trèfle-Blanc. Un site qui faisait pourtant l'unanimité avant que des impondérables ne viennent entraver la bonne marche de la procédure. Sans parler de la décision prise par le Canton de geler certains de ses investissements futurs. Aujourd'hui, la future patinoire du Trèfle-Blanc – on peut toujours rêver – ne fait clairement plus partie de ses priorités immédiates.


Autant dire que le Genève-Servette HC est pris en otage par les politiciens genevois et la Ligue nationale de hockey sur glace. Sans aucune marge de manœuvre si ce n'est de brûler des cierges en priant pour que le ciel ne lui tombe pas sur la tête. Car plus le temps passe, plus le coût de la nouvelle Arena va augmenter. Cqfd !

 

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Commentaires

Prise en otage par les politiciens ou par l'incompétence de certains fonctionnaires ?

En effet, dans notre belle république, certains cadres de l’administration restent malheureusement trop souvent en haut de leur tour d'ivoire à faire de bô projets pour leur égo en oubliant toujours les fondamentaux qu'une descente dans la vie réelle pourrait leur rappeler : "Dans un Etat de droit, on ne construit pas chez le voisin sans son accord".

Or depuis le début, "on" sait (ou "on" fait exprès de ne pas voir) que 2 parcelles du périmètre sont en main de privés qui désirent y rester.
Il y a 2 options : soit on discute et trouve rapidement un terrain d'entente (prix et relocalisation), soit on annule le projet et on essaie de trouver un autre lieu.

Or je ne suis pas sûr que nos chers cadres de l'administration aient avancé soit dans les discussions avec ces 2 proprios soit dans la recherche d'un autre lieu.

Et il n'est pas toujours à un Conseiller d'Etat d'être derrière leurs cadres pour qu'ils se sortent les pouces du c...

P.S. Une prime (ou un malus) à l'efficacité des cadres de l'Etat serait peut-être bénéfique !

Écrit par : Philippe C. | 10/03/2014

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