18/03/2014

Deux poids, deux mesures!

Selon que vous serez puissant ou misérable, le jugement rendu par votre hiérarchie sera différent. Souvenez-vous: le 29 novembre 2009, Dany Kurmann traite Ronnie Rüeger, le gardien de Kloten, de «trou du cul». Comme il s’excuse platement, le «zébré» zurichois n’encourt aucune sanction de la commission des arbitres.

Bigre, les Jeux olympiques de Vancouver pointent à l’horizon et il serait fâcheux que l’affaire vienne à s’ébruiter au plan international. Dany Kurmann fait en effet partie du collège des arbitres appelés à officier au Canada dans le tournoi de hockey sur glace le plus prestigieux du monde. Comme on lave plus blanc en Suisse, il est blanchi.

Autre affaire, autre dénouement: le 14 mars de cette année, Daniel Wirth commet une faute technique lourde de conséquence. A la lumière des faits, le juge unique accepte le protêt déposé par Langenthal – mauvaise interprétation du règlement sur un but annulé après visionnement de la vidéo – et annule le résultat du match No 3 de la série remporté par Viège. Avant que le Tribunal du Sport de la Ligue ne le désavoue. Dans la foulée, la direction du département des arbitres de la Swiss Hockey League confirme la suspension de Daniel Wirth jusqu’à la fin de la présente saison.

Même si le lien de confiance entre l’employeur et son employé est rompu, la sanction est lourde. Elle tranche avec la mansuétude de ce même département quatre ans et demi plus tôt. Mais, contrairement à Daniel Wirth, un pur amateur, Dany Kurmann, lui, possède le statut d’arbitre professionnel, qui n’a pas pour vocation à être payé à ne rien faire. Appelé à statuer sur une insulte et une faute technique, Reto Bertolotti a choisi d’absoudre la première et de condamner la seconde. Selon que l’on est puissant ou misérable…

 

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