30/03/2014

Patinoire du Trèfle Blanc: que font nos autorités?

Je ne vais pas déclarer ici la guerre à la culture, sous prétexte que la Ville de Genève en fait des tonnes dans ce domaine aux dépens du sport. Mais la page Evènement de la Tribune de Genève du 21 mars m’a tout de même interpellé. Les autorités municipales s’apprêtent à dépenser 200 millions de francs – sans compter les inévitables dépassements de budget – pour la rénovation du Musée d’art et d’histoire, du Grand Théâtre, de la Nouvelle Comédie et la création du Pavillon de la danse – et rien pour le sport !

D’ici à 2018, ce ne sont pas moins de deux chantiers d’envergure qui devraient être achevés. Deux autres devraient démarrer la même année. Les membres du Conseil administratif justifient ces dépenses somptuaires par le fait que leurs prédécesseurs n’ont pas fait leur boulot en matière d’investissements. Et que les édifices à restaurer tombent en ruine.

Pendant ce temps-là, et sans vouloir opposer en aucune manière la culture au sport, le Genève-Servette HC attend toujours la construction de sa nouvelle patinoire au lieu dit Le Trèfle Blanc sur la commune de Lancy. Celle des Vernets a certes été rénovée à grands frais ces dernières années, mais elle ne répond plus aux exigences de la Swiss League de hockey sur glace.

Ce qui me chagrine, pour rester poli, dans cette affaire, c’est que l’Arena du Trèfle Blanc ne constitue pas la priorité du Conseil d’Etat, qui a laissé – n’est-ce pas M. Longchamp? – et laisse encore dormir le projet dans ses tiroirs. Même si elle n’est pas concernée au tout premier chef  – encore que… – la Ville de Genève refuse de mettre la main au portemonnaie pour, tel Ponce Pilate, mieux refiler la patate chaude au Canton.

Notez qu’on comprend mieux la position de M. Kanaan. Très actif certes sur le front de la culture – donc du Musée d’art et d’histoire, du Grand Théâtre, de la Nouvelle Comédie et du Pavillon de la danse – le conseiller administratif est absolument transparent dans le domaine du sport, l’autre dicastère dont il a la charge. Son bilan est aussi mince – sinon plus – qu’une feuille de papier à cigarette.

Alors que Genève cultive le temps de l’inaction, Bienne, Fribourg et Lausanne annoncent la construction de nouvelles patinoires. Cherchez l’erreur! La pétition que vient de lancer le Genève-Servette HC sur son site internet fera-t-elle changer d’avis les édiles genevois? Pas sûr, hélas!

 

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23/03/2014

Il y a une vie après Chris McSorley

Les observateurs avertis des choses du hockey suisse ont longtemps affirmé que le produit Genève-Servette dessiné par Chris McSorley ne pouvait s’exporter. Trois exemples viennent à l'esprit pour accréditer cette théorie. On veut parler de Thomas Déruns, Daniel Rubin et John Gobbi qui, après avoir quitté Genève-Servette de gré ou de force, ont semblé dépaysés à Berne – pour les deux premiers – et aux ZSC Lions pour le troisième.

Foi de Chris McSorley, le collectif a toujours primé sur l'individualisme forcené. L'entraîneur ontarien a formaté des joueurs taillés sur mesure pour un système de jeu tellement austère que les petits nouveaux avaient besoin d'une cassette vidéo pour en découvrir toutes les subtilités. Autant dire que sortis d'un environnement qui leur était familier, les membres de la grande famille grenat se sont parfois perdus en route.

Notez qu'à l'image de Thomas Déruns, libéré de ses obligations par Berne en 2012 après avoir erré comme une âme en peine, et de John Gobbi, certes champion de Suisse avec les ZSC Lions en 2012, mais trop souvent confiné sur le banc des remplaçants, ont su rebondir au Lausanne Hockey Club, la succursale de Genève-Servette.

Aujourd'hui, pas moins de six anciens joueurs genevois, qui  ont usé leur fonds de culotte aux Vernets, revivent à Malley. Outre Thomas Déruns et John Gobbi, Florian Conz, Gäetan Ausburger, Benjamin Antonietti sans oublier Paul Savary ont participé à la formidable aventure du Lausanne HC cette saison.

Comme quoi, et c’est rassurant, il existe une vie après Chris McSorley. Même si le chemin, qui mène à la rédemption ne ressemble pas à un long fleuve tranquille, les exemples de Thomas Déruns et de John Gobbi – en attendant peut-être celui de Daniel Rubin, de retour la saison prochaine à Genève-Servette – tordent le cou aux stéréotypes.

 

 

 

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18/03/2014

Deux poids, deux mesures!

Selon que vous serez puissant ou misérable, le jugement rendu par votre hiérarchie sera différent. Souvenez-vous: le 29 novembre 2009, Dany Kurmann traite Ronnie Rüeger, le gardien de Kloten, de «trou du cul». Comme il s’excuse platement, le «zébré» zurichois n’encourt aucune sanction de la commission des arbitres.

Bigre, les Jeux olympiques de Vancouver pointent à l’horizon et il serait fâcheux que l’affaire vienne à s’ébruiter au plan international. Dany Kurmann fait en effet partie du collège des arbitres appelés à officier au Canada dans le tournoi de hockey sur glace le plus prestigieux du monde. Comme on lave plus blanc en Suisse, il est blanchi.

Autre affaire, autre dénouement: le 14 mars de cette année, Daniel Wirth commet une faute technique lourde de conséquence. A la lumière des faits, le juge unique accepte le protêt déposé par Langenthal – mauvaise interprétation du règlement sur un but annulé après visionnement de la vidéo – et annule le résultat du match No 3 de la série remporté par Viège. Avant que le Tribunal du Sport de la Ligue ne le désavoue. Dans la foulée, la direction du département des arbitres de la Swiss Hockey League confirme la suspension de Daniel Wirth jusqu’à la fin de la présente saison.

Même si le lien de confiance entre l’employeur et son employé est rompu, la sanction est lourde. Elle tranche avec la mansuétude de ce même département quatre ans et demi plus tôt. Mais, contrairement à Daniel Wirth, un pur amateur, Dany Kurmann, lui, possède le statut d’arbitre professionnel, qui n’a pas pour vocation à être payé à ne rien faire. Appelé à statuer sur une insulte et une faute technique, Reto Bertolotti a choisi d’absoudre la première et de condamner la seconde. Selon que l’on est puissant ou misérable…

 

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10/03/2014

Nouvelle patinoire: Ge/Servette pris en otage

La future patinoire du Trèfle-Blanc est le nouveau marronnier de la politique genevoise. Voilà bientôt trois ans que le Canton, la Ville de Genève, la Ville de Lancy et le Genève-Servette HC ont pris la décision de sa construction. Sans aucun résultat tangible à ce jour. C'est cette désespérante inertie que la Ville a tenu à dénoncer dans un récent communiqué – agrémenté de quelques fautes d'orthographe et de grammaire au passage – pour évoquer un projet en rade. En se défaussant au passage sur l'immobilisme du Canton.


Cet appel au secours fait suite à un avertissement sans frais de la Ligue nationale, qui a mis en demeure Genève-Servette de lui présenter un projet crédible de nouvelle patinoire pour remplacer celle des Vernets, d'ici à 2018. Sinon, sa licence en Ligue nationale A pourrait lui être retirée. Une menace à prendre avec les réserves d'usage, sachant qu'en Suisse, les clubs de hockey sur glace ne sont pas les propriétaires de leur enceinte. Mais bien pieds et poings liés avec les autorités politiques du coin.


On ne va pas ici prendre parti dans la querelle qui oppose la Ville et le Canton de Genève. Sauf pour rappeler que la première entité a déjà largement mis la main au portemonnaie – 21 millions de francs – pour rénover la patinoire des Vernets. Avec l'appui du Fonds intercommunal en la circonstance.


L'heure n'est pourtant plus aux querelles de clocher. Mais à l'action pour régler les cas d'expropriation encore pendants sur la parcelle du Trèfle-Blanc. Un site qui faisait pourtant l'unanimité avant que des impondérables ne viennent entraver la bonne marche de la procédure. Sans parler de la décision prise par le Canton de geler certains de ses investissements futurs. Aujourd'hui, la future patinoire du Trèfle-Blanc – on peut toujours rêver – ne fait clairement plus partie de ses priorités immédiates.


Autant dire que le Genève-Servette HC est pris en otage par les politiciens genevois et la Ligue nationale de hockey sur glace. Sans aucune marge de manœuvre si ce n'est de brûler des cierges en priant pour que le ciel ne lui tombe pas sur la tête. Car plus le temps passe, plus le coût de la nouvelle Arena va augmenter. Cqfd !

 

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