02/10/2014

Des choix incompréhensibles

Lausanne HC – Genève-Servette 5-1. Ou plus, prosaïquement, Heinz Ehrlers – Chris McSorley 5-1. Cherchez l’erreur!  Comme face au HC Bienne de Kevin Schlaepfer lors de la saison 2011-2012 (1-7 dans les confrontations directes) et en quart de finale des play-out de la même année contre les Rapperswil Lakers d’Harry Rogenmoser  (1-4), le boss de Genève-Servette, impuissant et fataliste, ne trouve pas la parade. Alors qu’il ne cesse de répéter – refrain connu ­qu’il fredonne année après année – qu’il n’a jamais disposé d’une équipe aussi talentueuse.

Mardi passé, les curieux choix tactiques de Chris MccSorley ont suscité la polémique dans les médias romands. Comment a-t-il osé reléguer Goran Bezina en quatrième ligne et se passer de ses services à la ligne bleue – où sa précision de sniper fait des ravages – en supériorité numérique? Cette erreur de casting laisse perplexe. Comme le fait d’aligner le défenseur international en attaque depuis l’entame de la saison. Aujourd’hui, le No 57 grenat  affiche un total de 5 points (4 buts et 1 mention d’aide) au classement des compteurs contre sept (2 buts, 5 assists) la saison passée à la même époque. Alors même qu’il revenait d’une grave blessure (rupture du tendon d’Achille).

C’est un secret de Polichinelle, Chris McSorley veut se débarrasser d’un gros salaire, celui de Goran Bezina précisément (600’000 frs environ). Et tous les moyens sont bons pour pousser l’international vers la sortie Au début de l’exercice 2013-2014, il avait déjà évoqué avec nous cette éventualité. Avant de réaliser que sa défense, rajeunie, ne tiendrait pas la route sans la présence de son capitaine de route.

Cette saison, l’arrivée de Paul Ranger, le retour au jeu de Romain Loeffel et le départ de Cody Almond ont, soit disant, redistribué les cartes. Cette explication et sujette à caution. Car, même avec le talent qu’on lui reconnaît, Goran ne peut pas s’improviser attaquant à 34 ans, même si le bonhomme a déjà occupé ce poste avec les Falcons de Springfield (AHL) au début des années 2000. Sous la direction de, devinez qui, Marty McSorley, le frère de qui vous savez!

Reste que le copropriétaire-actionnaire-manager-entraîneur est le seul maître à bord à Genève-Servette. Et même si l’on constate une légère érosion du nombre des spectateurs – déçus peut-être par l’absence d’émotion qui se dégage de leur équipe – depuis le début de la saison (-1864 après cinq matches), la situation actuelle est appelée à perdurer.

 

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