22/10/2014

Federer lâché par Wawrinka

La quatrième défaite de rang de Stanislas Wawrinka à l'ATP Tour – la dernière en date pas plus tard que mardi aux Swiss Indoors de Bâle – laisse perplexe. Et surtout assombrit l’horizon de l’équipe de Suisse à un mois de la finale de la Coupe Davis contre la France. Si j’étais à la place de Roger Federer, je m’inquiéterais sur le devenir de l’actuel No 4 mondial, plongé dans une crise de confiance qui n’en finit pas. Même si, pour l’heure, le Bâlois a d’autres chats à fouetter.

Lancé dans la reconquête de la place de No 1 mondial – avec un programme démentiel à la clé –  Roger Federer n’en oublie pas non plus la Coupe Davis, la seule épreuve majeure qui manque encore à son fabuleux palmarès. En catimini à ses moments perdus (sic), il lui arrive même de répéter ses gammes sur terre battue. Pour être prêt le jour J. Mais, compte tenu des défaites à répétition de Stanislas Wawrinka depuis son élimination en quart de finale de l’US Open, il baigne dans un océan de solitude.

C’est une évidence, Roger Federer ne peut pas gagner le Saladier d’argent à lui tout seul. Face à l’armada française dirigée par Arnaud Clément qui, lui, n’a que l’embarras du choix, la Suisse ne peut s’appuyer que sur le meilleur joueur de tous les temps et Stanislas Wawrinka, No 4 mondial au classement ATP, mais en plein désarroi. Il reste certes le tournoi de Paris-Bercy et le Masters au Vaudois pour se refaire une beauté. Mais le trouillomètre à zéro, on le sent fataliste, désemparé, désarmé et fort démuni pour mettre un terme à ce qui s’apparente à un long chemin de croix! «Oui, j’ai envie de gagner Bercy, a-t-il déclaré après sa troisième élimination de suite au premier tour d’un tournoi ATP depuis sa défaite en quart de finale à l’US Open, mais si je perds, je ne vais pas m’enterrer vivant (sic).»

Cet aveu laisse présager des lendemains qui déchantent pour Stan et vont sans doute inciter Roger Federer à s’interroger sur la fiabilité de son compagnon de route en Coupe Davis. Et l’amener, dans un premier temps, à mettre la priorité la place de No 1 mondial qui lui tend les bras. Avant de songer – il sera toujours temps – à la finale du Saladier d’argent. Avec le secret espoir que Wawrinka, peut-être toujours en panne de confiance à Paris au Masters, retrouve par magie la clé du succès à Lille, en terrain miné. Il n’est pas interdit de rêver…

 

14:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.