10/11/2014

Ge/Servette doit cesser de se disperser

Genève-Servette nourrit des ambitions élevées. Grand bien lui fasse! Cette saison, il joue sur tous les tableaux, le championnat, la Ligue des champions, la Coupe de Suisse et la Spengler dont il est le détenteur. Sans véritable priorité. Alors que Zoug, Kloten, Berne et les ZSC Lions n’ont pas fait honneur à la réputation de l’Helvétie en Ligue des champions, que Davos et Fribourg ont ostensiblement boudé la Coupe de Suisse, Genève-Servette se disperse. Avec les conséquences désagréables que l’on connaît en championnat.

Quand Chris McSorley affirme qu’il dirige la meilleure équipe grenat depuis son arrivée aux Vernets, on abonde volontiers dans son sens. Mais pour quel résultat dans la seule compétition qui présente un réel intérêt pour le public? Un misérable huitième rang et trois victoires seulement lors des dix dernières sorties de Genève-Servette. La menace d’une descente aux enfers est là, bien réelle, avant un week-end qui s’annonce sinon capital – la saison est encore longue – mais crucial. Avec un déplacement à Raperswil et la visite d’Ambri-Piotta aux Vernets, deux clubs qui figurent sous la barre. Pas besoin de vous faire un dessin!

Avant cette double échéance, Genève-Servette s’est déplacé en Finlande –  Ligue des champions oblige – pour un déplacement éclair. Départ ce lundi en avion direction Helsinki suivi d’un transfert en bus à Lappeenranta. Match mardi à 18h30 puis retour dans la capitale finnoise en soirée. Mercredi, rentrée par les airs à Genève, avec l’enregistrement des bagages prévu dès potron-minet (6 heures) déjà. On aurait pu penser, naïvement, que les joueurs seraient ensuite libérés de leurs obligations pour aller faire un gros dodo. Que nenni! Trois d’entre eux sont ont été réquisitionnés pour représenter le club aux Automnales et à la patinoire de Nyon.

Trois joueurs sur vingt-deux, c’est peu, nous direz-vous. Certes ! Mais, au moment où l’équipe grenat grimace et que les médecins tirent la sonnette d’alarme sur l’état de fatigue du contingent, c’est encore trois de trop! Il est temps de rappeler aux dirigeants que la vitrine de Genève-Servette, ce ne sont pas les liens tissés avec la communauté, mais la première équipe. Et partant ses résultats en championnat. Qui ne sont pas à la hauteur des ambitions du club et de l’attente des spectateurs, trop souvent écoeurés par la tambouille insipide qu’on leur sert. Après treize ans d’obscurantisme, il est temps que le hockey de lumière illumine enfin la patinoire des Vernets. Le reste n’est que littérature.

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