17/11/2014

Mirka, quel boulet!

Il ne manquait plus que ça! Sans y être invitée, Mirka Federer a mis le souk dans l’équipe de Suisse de tennis. Goujate, elle s’est attiré les foudres de Stanislas Wawrinka au troisième set de la demi-finale du Masters. L’affaire a forcément fait le buzz. A Severin Lüthi maintenant de réparer les dégâts à quelques jours de la finale de la Coupe Davis. Le capitaine se serait volontiers épargné cette tâche ingrate.

Mais à quoi joue Mirka? On entrerait volontiers dans son cerveau, où la place ne doit pas manquer, pour sonder son âme. Ancienne joueuse professionnelle, au tout petit talent, elle devrait connaître les règles du jeu; savoir que la tension était insupportable sur le court à la fin de la demi-finale entre les deux cadors du tennis helvétique. Et, partant, se tenir à carreau.

Au lieu de cela, elle s’est fait vertement admonester par Stanislas Wawrinka, incommodé par son comportement déplaisant. Et déplacé en la circonstance ("Pleure bébé, pleure!", lui a t-elle crié). Plutôt que de se mal conduire, Mirka ferait mieux de continuer à tweeter sur son téléphone portable, à mâcher du chewing-gum et boulotter des chips. Au moins, dans ces postures-là, elle n’incommode personne.

Vous l’avez peut-être deviné, je n’aime pas Mirka et je le revendique. Et dire qu’il se trouve encore un magazine romand, absent toute l’année des grands événements du tennis, pour tresser des louanges à Madame Federer, associée au-delà du réel à la fantastique réussite de son mari…

 

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Commentaires

J'appuie votre point de vue car moi aussi je n'apprécie guère cette mégère.
Ci-après, une chronique de Christophe Passer publiée dans le Matin dimanche du 23.11. qui vaut son pesant de cacahouètes.

Mirka et les hommes

Comme pour vous, cette histoire de Coupe Davis, ça m’a pris la tête. J’ai beau savoir absolument qu’il existe pas mal de sujets graves, importants, concernants et même plus: j’ai tout de même multiplié sans fin les théories, échafaudé les hypothèses, multiplié les analyses. J’ai gavé tout le monde autour de moi avec cette histoire.

Mais il en est resté cette fille, Mirka. Car elle catalyse pas mal de questions au-delà du tennis et du sport. Une de mes meilleures théories à succès de la semaine, d’ailleurs, concernait le fait qu’elle serait responsable de la blessure au dos de notre Roger chéri. Elle lui a juste fichu la honte au pire instant avec son show en tribune.  Or quiconque a eu un gosse faisant du sport sait de quoi je parle: le truc qu’ils détestent le plus, les enfants, c’est lorsque leurs parents se mettent à beugler contre l’arbitre ou l’adversaire, ce genre de bêtises. Ça leur enlève leurs moyens, aux mômes, ça les crispe. Peut-être même, allez savoir, que cela peut leur bloquer un muscle quelques instants plus tard.

C’est là que le dos blesse, si l’on peut dire: cette relation psychomaternelle, domina-maternisante, que Mirka entretient avec Federer. Il en parle toujours, de cette fille, genre qu’il ne serait jamais parvenu à rien du tout sans elle. C’est de sa môman qu’on dit des choses énormes comme ça, Rodge. Pas de sa nana.

Il existe ce cliché fatigant de la femme qui apaise, stabilise, permet aux pauvres garçons paumés et puérils de se concentrer enfin sur l’essentiel. Derrière chaque grand homme, une femme de l’ombre. Je n’y crois pas une seconde. Je crois au contraire qu’il s’agit là d’un résultat de la tragique débandade masculine contemporaine.

Peut-être que Roger Federer, sans sa bougonne Mirka qui le tient main de fer et collet serré, il aurait gagné 30 tournois du Grand Chelem, ouais, et en changeant de top modèle dans son lit dix fois par an, en plus, si ça lui chante.

Les vraies batailles du sport, ce sont des affaires mâles.
Le duel à l’ancienne, à mort.

Alors Roger, que tu la gagnes ou la perdes avec Stan, cette satanée Coupe, ne va pas pleurnicher encore dans les bras de Mirka ou de qui de soi. Remplis ce saladier de vodka. Et saoule-toi comme un homme.
, Christophe Passer

Écrit par : A.E.Ronchi | 24/11/2014

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