25/11/2014

Coupe Davis: des Français mauvais perdants

La France pleure sa désillusion en Coupe Davis. Si les supporters tricolores ont eu un comportement exemplaire, on n’en dira pas autant des membres de l’équipe de l’Hexagone, à l’exception de Gaël Monfils et de Julien Benneteau. Le reste, véritable panier de crabes, a eu un comportement infantile. Le quotidien L’Equipe, qui n’a cessé d’attiser le feu par ses prises de position partisanes avant le début des hostilités, raconte que Stanislas Wawrinka a été pris à parti dans les WC (sic) du restaurant qui accueillait le dîner officiel d’après-match par Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet et Arnaud Clément, le capitaine français. A trois contre un, ils ont fait preuve d’un courage héroïque pour régler quelques petites affaires entre ex-amis. Ce même courage qui leur a manqué sur le court.

Mais que reprochaient donc ces trois hurluberlus, mauvais perdants et au comportement indigne d’une finale de Coupe Davis, à Stanislas Wawrinka? Quelques phrases assassines que le Vaudois a distillées ici et là. Comme: «Les Français parlaient trop de la finale» ou, en évoquant la fête qui suivait la rencontre: «Ils avaient mis les bouteilles (sous-entendu de champagne) dans le vestiaire français, mais ils les ont vite remises chez nous.» Tout ce cirque pour si peu! Oh, les pauvres chochottes! Rappelons à Monsieur Tsonga, aussi prompt à dégainer qu’à se faire porter pâle le samedi et le dimanche à Lille, que Stanislas Wawrinka n’a fait que répondre à ses paroles inconvenantes après le sacre du Vaudois à l’Open d’Australie : «Si lui peut gagner un tournoi du Grand Chelem, moi aussi», avait asséné le grand jaloux.

Le week-end passé, exception faite de Gaël Monfils, le seul à être à la hauteur de l’événement, la France a écrit une des pires pages de l’histoire de la Coupe Davis. Son staff, Arnaud Clément en tête qui, s’il était honnête, démissionnerait de son poste, s’est fourvoyé dans tous les domaines. Il a obligé indirectement les cinq joueurs sélectionnés à faire l’impasse sur les derniers tournois de la saison ATP, pour organiser un camp d’entraînement à Bordeaux, qui n’avait pas lieu d’être. Car rien ne remplacera jamais la compétition. Pour avoir oublié cette vérité élémentaire, les Français ont morflé. Aujourd’hui, il leur faut reconstruire une équipe sur un champ de ruines. Car, on le sait désormais, Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, sans oublier Gilles Simon, n’ont pas les nerfs assez solides et les épaules assez larges pour supporter la pression d’une finale.

Autant dire que la légende des vrais - et non pas des usurpateurs - Mousquetaires a encore de beaux jours devant elle…

 

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17/11/2014

Mirka, quel boulet!

Il ne manquait plus que ça! Sans y être invitée, Mirka Federer a mis le souk dans l’équipe de Suisse de tennis. Goujate, elle s’est attiré les foudres de Stanislas Wawrinka au troisième set de la demi-finale du Masters. L’affaire a forcément fait le buzz. A Severin Lüthi maintenant de réparer les dégâts à quelques jours de la finale de la Coupe Davis. Le capitaine se serait volontiers épargné cette tâche ingrate.

Mais à quoi joue Mirka? On entrerait volontiers dans son cerveau, où la place ne doit pas manquer, pour sonder son âme. Ancienne joueuse professionnelle, au tout petit talent, elle devrait connaître les règles du jeu; savoir que la tension était insupportable sur le court à la fin de la demi-finale entre les deux cadors du tennis helvétique. Et, partant, se tenir à carreau.

Au lieu de cela, elle s’est fait vertement admonester par Stanislas Wawrinka, incommodé par son comportement déplaisant. Et déplacé en la circonstance ("Pleure bébé, pleure!", lui a t-elle crié). Plutôt que de se mal conduire, Mirka ferait mieux de continuer à tweeter sur son téléphone portable, à mâcher du chewing-gum et boulotter des chips. Au moins, dans ces postures-là, elle n’incommode personne.

Vous l’avez peut-être deviné, je n’aime pas Mirka et je le revendique. Et dire qu’il se trouve encore un magazine romand, absent toute l’année des grands événements du tennis, pour tresser des louanges à Madame Federer, associée au-delà du réel à la fantastique réussite de son mari…

 

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10/11/2014

Ge/Servette doit cesser de se disperser

Genève-Servette nourrit des ambitions élevées. Grand bien lui fasse! Cette saison, il joue sur tous les tableaux, le championnat, la Ligue des champions, la Coupe de Suisse et la Spengler dont il est le détenteur. Sans véritable priorité. Alors que Zoug, Kloten, Berne et les ZSC Lions n’ont pas fait honneur à la réputation de l’Helvétie en Ligue des champions, que Davos et Fribourg ont ostensiblement boudé la Coupe de Suisse, Genève-Servette se disperse. Avec les conséquences désagréables que l’on connaît en championnat.

Quand Chris McSorley affirme qu’il dirige la meilleure équipe grenat depuis son arrivée aux Vernets, on abonde volontiers dans son sens. Mais pour quel résultat dans la seule compétition qui présente un réel intérêt pour le public? Un misérable huitième rang et trois victoires seulement lors des dix dernières sorties de Genève-Servette. La menace d’une descente aux enfers est là, bien réelle, avant un week-end qui s’annonce sinon capital – la saison est encore longue – mais crucial. Avec un déplacement à Raperswil et la visite d’Ambri-Piotta aux Vernets, deux clubs qui figurent sous la barre. Pas besoin de vous faire un dessin!

Avant cette double échéance, Genève-Servette s’est déplacé en Finlande –  Ligue des champions oblige – pour un déplacement éclair. Départ ce lundi en avion direction Helsinki suivi d’un transfert en bus à Lappeenranta. Match mardi à 18h30 puis retour dans la capitale finnoise en soirée. Mercredi, rentrée par les airs à Genève, avec l’enregistrement des bagages prévu dès potron-minet (6 heures) déjà. On aurait pu penser, naïvement, que les joueurs seraient ensuite libérés de leurs obligations pour aller faire un gros dodo. Que nenni! Trois d’entre eux sont ont été réquisitionnés pour représenter le club aux Automnales et à la patinoire de Nyon.

Trois joueurs sur vingt-deux, c’est peu, nous direz-vous. Certes ! Mais, au moment où l’équipe grenat grimace et que les médecins tirent la sonnette d’alarme sur l’état de fatigue du contingent, c’est encore trois de trop! Il est temps de rappeler aux dirigeants que la vitrine de Genève-Servette, ce ne sont pas les liens tissés avec la communauté, mais la première équipe. Et partant ses résultats en championnat. Qui ne sont pas à la hauteur des ambitions du club et de l’attente des spectateurs, trop souvent écoeurés par la tambouille insipide qu’on leur sert. Après treize ans d’obscurantisme, il est temps que le hockey de lumière illumine enfin la patinoire des Vernets. Le reste n’est que littérature.

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