06/01/2015

Sami Kanaan, zéro pointé!

Sami Kanaan est, paraît-il, conseiller administratif de la Ville de Genève en charge de la culture et des sports. S’il est intarissable dès qu’il s’agit de parler culture – voir les dossiers du Grand-Théâtre et de la Nouvelle Comédie notamment où il est prêt ouvrir sans sourciller les cordons de sa bourse –, c’est le néant total en matière sportive! Après avoir succédé Manuel Tornare, le magistrat socialiste – encore un, hélas! – affiche un bilan aussi mince qu’une feuille de papier à cigarette.

Sami Kanaan a oublié jusqu’à l’existence même du dicastère sportif. Déjà que son bilan de maire se réduit, à peu de chose près, à un cycle de conférences débats autour du thème «Repenser la frontière», l’organisation d’un colloque sur l’économie créative et une exposition de photos à la nouvelle Gare Cornavin et dans toute la ville – sans oublier le flop programmé de la soirée décentralisée du nouvel an –, cette indifférence fait tache dans le paysage politique genevois. 

Depuis son arrivée au conseil administratif, Sami Kanaan n’a porté aucun grand projet sportif sur les fonts baptismaux comme savait si bien le faire André Hediger, un de ses prédécesseurs. Genève n’a accueilli aucune manifestation de niveau mondial, voire même européen; le dossier de la future patinoire est en rade – il n’est pas le seul coupable certes –; les relations avec la presse spécialisée sont en berne et sa cheffe du Service des sports est invisible. Le département expédie les affaires courantes, sans plus…

Et dire que dans le cadre des discussions sur la future répartition des tâches entre les communes et le Canton, Sami Kanaan s’est offusqué que François Longchamp le mette sur la touche. «Au Conseil d’Etat la charge de la gouvernance et du fonctionnement des grandes institutions culturelles de portée régionale, se lamente-t-il, à la Ville le rôle de simple concierge.» Peut-être! Sauf que c’est encore faire trop d’honneur à Mister Nobody que de le comparer à un concierge…

 

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Commentaires

Pas sûr que votre message porte ses fruits.
Pourquoi ne pas titiller sa fibre transfrontatière en réactivant le dossier du partage du stade de la Praille avec avec Thonon-Evian.
Caressez-le dans le sens du poil et vous aurez votre patinoire aux Trèfles-Blancs.
Je ne doute pas une seconde qu'il en tire un profit électoral.

Écrit par : Pierre Jenni | 06/01/2015

J'appréciais Dédé, mais c'était tout sauf un gestionnaire, soyons honnêtes.

Une patinoire est non rentable. L'Etat n'a plus l'argent. Rolex non plus. Après la Praille en plus...

Faut un mondial pour refaire des infrastructures. La Suisse l'a eu en 2009.

Les profits dans le sport pro vont au privé. A quand un papier sur les finances du GSHC ?

Le Tages Anz. l'a fait sur le FCZ.

@ Jenni, Aucun club en foot joue sa saison à l'étranger, l'UEFA est claire sur ce point.

Écrit par : dumont | 18/01/2015

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