18/01/2015

Que se passe-t-il à Genève-Servette?

Genève-Servette deviendra peut-être champion de Suisse 2015, on ne peut pas empêcher Chris McSorley de rêver en noir et blanc, en couleur, voire même en 3D. Sauf que la réalité d’aujourd’hui n’invite pas à l’optimisme échevelé dont ne se départit jamais le boss. Les statistiques des Aigles, en chute libre, sont cruelles, implacables et plus révélatrices que tous les beaux discours.

Jugez plutôt: à l’exception de la Coupe Spengler – dont la valeur sportive reste sujette à caution pour ne pas dire plus – et de sa victoire sans lendemain vendredi passé à Kloten (1-2), contre l’une des pires franchises de LNA à l’heure actuelle, Genève-Servette traîne comme autant de casseroles ses six défaites en championnat lors de ses huit dernières sorties sans oublier son élimination sans gloire en demi-finale de la Coupe de Suisse.

Malgré ce revers de fortune, Chris McSorley, adepte de la célèbre Méthode Coué – s’il ne sait pas de quoi il s’agit, il se trouvera toujours une bonne âme dans le vestiaire pour lui expliquer le sens de cette formule – chante à qui veut l’entendre que son équipe peut battre n’importe quel adversaire. Refrain connu, maintes fois fredonné par le maître des lieux, et qui n’abuse plus que ceux qui ne veulent pas regarder la réalité en face.

Comment soigner ce grand corps malade? Le temps est peut-être venu pour l’entraîneur-manager-propriétaire de Genève-Servette de faire son autocritique – mais le peut-il, lui qui déclare qu’il n’a plus rien à apprendre après 25 ans de coaching –; et pour ses joueurs, de se désintoxiquer d'un système de jeu stéréotypé, une machine à perdre qui ne fait plus rêver personne. Même plus le public (1000 spectateurs de moins que la saison passée) désespérément demandeur d’émotions et de spectacle.

Dans ce contexte, Matthew Lombardi et Cody Almond, payés à prix d’or depuis leur retour avorté (pour l’instant?) aux Vernets, voient leur cote d’amour dégringoler. Le premier affiche des statistiques misérables (7 matches, 2 buts marqués, un passif de -6 dans la colonne plus-minus, 10,5% de tirs cadrés seulement) et le second n’a plus aucun impact physique dans le jeu de Genève-Servette. Un domaine dans lequel excelle Alexandre Picard, hélas relégué dans les tribunes à la place de Matthew Lombardi qui, lui, aurait dû y rester.

 

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06/01/2015

Sami Kanaan, zéro pointé!

Sami Kanaan est, paraît-il, conseiller administratif de la Ville de Genève en charge de la culture et des sports. S’il est intarissable dès qu’il s’agit de parler culture – voir les dossiers du Grand-Théâtre et de la Nouvelle Comédie notamment où il est prêt ouvrir sans sourciller les cordons de sa bourse –, c’est le néant total en matière sportive! Après avoir succédé Manuel Tornare, le magistrat socialiste – encore un, hélas! – affiche un bilan aussi mince qu’une feuille de papier à cigarette.

Sami Kanaan a oublié jusqu’à l’existence même du dicastère sportif. Déjà que son bilan de maire se réduit, à peu de chose près, à un cycle de conférences débats autour du thème «Repenser la frontière», l’organisation d’un colloque sur l’économie créative et une exposition de photos à la nouvelle Gare Cornavin et dans toute la ville – sans oublier le flop programmé de la soirée décentralisée du nouvel an –, cette indifférence fait tache dans le paysage politique genevois. 

Depuis son arrivée au conseil administratif, Sami Kanaan n’a porté aucun grand projet sportif sur les fonts baptismaux comme savait si bien le faire André Hediger, un de ses prédécesseurs. Genève n’a accueilli aucune manifestation de niveau mondial, voire même européen; le dossier de la future patinoire est en rade – il n’est pas le seul coupable certes –; les relations avec la presse spécialisée sont en berne et sa cheffe du Service des sports est invisible. Le département expédie les affaires courantes, sans plus…

Et dire que dans le cadre des discussions sur la future répartition des tâches entre les communes et le Canton, Sami Kanaan s’est offusqué que François Longchamp le mette sur la touche. «Au Conseil d’Etat la charge de la gouvernance et du fonctionnement des grandes institutions culturelles de portée régionale, se lamente-t-il, à la Ville le rôle de simple concierge.» Peut-être! Sauf que c’est encore faire trop d’honneur à Mister Nobody que de le comparer à un concierge…

 

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