21/09/2015

Les caprices de Belinda Bencic

Belinda Bencic, 18 ans, No 15 mondial, est une perle aussi rare que précieuse dans la vitrine du tennis suisse. Sauf incidents de parcours, une assurance tous risques pour l’avenir! Faut-il pour autant céder à tous les caprices de la diva, qui réclame désormais la présence de son père lors des rencontres de Fed Cup, comme on a pu le lire dans Le Matin. A croire que l’exemple de Marion Bartoli - qui se vit refuser l’accès à l’équipe de France aussi longtemps qu’elle voulut imposer l’assistance envahissante de son paternel lors des stages de préparation - a fait des émules.

La décision de refuser ou non la demande insistante - et pour tout dire égoïste - de Belinda Bencic appartient à Swiss Tennis qui, à notre humble avis, ne peut pas céder à la supplique de la famille Bencic. D’abord par souci d’équité vis-à-vis des autres joueuses, Timea Bacsinzky et Stefanie Voegele notamment; ensuite parce que le père de Belinda, qui s’est improvisé coach, n’a aucune légitimité à s’asseoir au bord du court, sauf en tant que spectateur; enfin parce que se plier aux quatre volontés de la jeune fille, certes légitimement ambitieuse, ouvrirait toutes grandes les portes de l’anarchie.

Autant dire que le président René Stammbach doit absolument préserver l’unité de l’équipe de Suisse, dans l’intérêt supérieur de la nation, quitte à se passer des services de Belinda Bencic. Toute autre prise de position de sa part serait un terrible désaveu pour Heinz Günthardt, qui a d’autres lettres de créance à faire valoir que le palmarès encore en jachère de l’adolescente.

Bien sûr, Swiss Tennis pourrait aussi faire appel à Martina Hingis, qui entretient des relations privilégiées avec le clan Bencic, pour s’asseoir sur la chaise de capitaine de l’équipe suisse de Fed Cup. L’idée est séduisante, mais elle constituerait aussi un terrible aveu de faiblesse. Parfois, il faut savoir lâcher la proie pour l’ombre et remettre à plus tard ses rêves de grandeur.

Une certitude: nous n’aimerions pas être à la place de l’ami Stammbach au moment de trancher la question. A l’heure où l’avenir de l’équipe de Coupe Davis  se dessine en pointillé, la tentation est grande pour le président de Swiss Tennis de céder aux sirènes de la facilité et de donner les clés de la maison Fed Cup à Belinda Bencic.

 

 

 

13:46 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Commentaires

Bon sur ce coup j'adhère.
Mais cessez de casser du bois sur le boss du GSHC, qui nous offre le spectacle quels que soient ses travers, son caractère, ses ambitions et ses maladresses.
Respect, please !

Écrit par : Pierre Jenni | 21/09/2015

Les commentaires sont fermés.