10/11/2015

Servette FC - Genève-Servette HC: même combat!

Le championnat suisse de football réserve parfois d’heureuses surprises. On a aimé le match Bâle – Young Boys, il y a une quinzaine de jours; on a adoré la rencontre au sommet Bâle – Grasshopper, dimanche dernier, malgré l’arbitrage discutable de M. Amhof, qui s’en est excusé après coup auprès des champions de Suisse.

Un seul bémol est venu perturber cette fête du ballon rond. Il est à mettre sur le compte de la RTS. Après dix minutes de jeu seulement, j’ai zappé vers la chaîne tessinoise, exaspéré par le ton nasillard et le commentaire scolaire du journaliste (?) de service. Quel bonheur alors d’écouter la voix posée du commentateur de langue italienne. Puis l’analyse passionnée et la faconde de Bernard Challandes, à la pause du match, sur RTS.

Si j’étais à la place des dirigeants du Servette FC, je n’hésiterais pas une seule seconde au moment de désigner le successeur de Kevin Cooper: je voterais les yeux fermés pour le Loclois – peut-être ne suis-je pas tout à fait impartial en la matière, moi qui suis d’origine neuchâteloise – à moins bien sûr que Michel Pont ne postulât à la fonction.

Bernard Challandes ou Michel Pont au pouvoir, c’est l’assurance que le côté ludique du jeu sera enfin pris en compte au Stade de Genève après l’intermède Kevin Cooper. Un entraîneur engagé, il faut s’en souvenir, par l’ex-président Hugues Quennec, qui a décidément le chic pour s’entourer de personnalités improbables. Lui, le Montréalais, béotien des choses du football, a réussi le tour de force de donner les clés du domaine sportif du club grenat à un staff de Britanniques en goguette. Avec, certes avouons-le sans ambages, un bilan sportif de premier plan, hélas terni par un jeu en complète déliquescence.

Comparaison n’est pas raison, reste qu’on ne peut s’empêcher de dresser un parallèle avec le Genève-Servette HC, présidé, rappelons-le, par le boulimique Hugues Quennec. Comme Kevin Cooper, spécialiste en la matière, Chris McSorley bride ses joueurs et les enferme dans un système de jeu contraignant qui brime leur intelligence de jeu. Résultat des courses: le spectacle n’est que rarement au rendez-vous aux Vernets. Et, quand il prend l’envie aux joueurs de quitter Genève-Servette pour d’autres horizons plus roses, il leur arrive parfois d’être en situation d’échec. Tels Gobbi aux ZSC Lions, Déruns et Rubin à Berne, Snell, D. Fritsche et Walsky à Lugano. Pour ne citer que ceux-là…

Je sais, j’ai le sentiment de me répéter, mais c’est en enfonçant le clou que la lumière finit par jaillir. Avec le secret espoir que Genève-Servette conjugue folie et efficacité sur la glace. Ce jour-là, je reviendrai avec plaisir à la patinoire des Vernets…

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Commentaires

C'est marrant mais j'éprouve presque le sentiment inverse. Quand je vois le GSHC jouer je ne m'ennuie pas. Les équipes romandes en règle générale me donnent un spectacle moins maîtrisé que les alémaniques et les Genevois nous gratifient de coups d'éclats plutôt spectaculaires.
Mais j'imagine que je ne suis pas non plus impartial...

Écrit par : PIerre Jenni | 10/11/2015

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