06/01/2016

De Jürg Stäubli à Hugues Quennec

S’il fallait décerner le prix du président le plus décrié de l’année 2015 en Suisse, il irait sans l’ombre d’un doute à Hugues Quennec pour l’ensemble de ses basses œuvres. Même le forum de Genève-Servette (www.1905.ch), pourtant dégoulinant d’allégeance à tout ce qui touche de près ou de loin au club grenat, a enfin ouvert les yeux – il n’est jamais trop tard – sur la politique opaque du Canadien et ses dégâts collatéraux. Jusqu’à lui conseiller, en des termes diplomatiques choisis il va sans dire, de plier bagage et de faire place nette. A croire que l’opération Quennec dégage menée par les supporters du Lausanne HC, échaudés d’apprendre que le club si cher à leur cœur était détenu par qui vous savez, commence à faire des émules à Genève.

Et la nouvelle révélée par la Neue Zürcher Zeitung sur le futur désengagement financier – pas seulement au GSHC mais aussi dans le tournoi ATP de Genève – du mécène russo-finlandais Gennady Timchenko, ne va apaiser les esprits. Car ce sont entre deux et trois millions de francs qui vont manquer à la trésorerie de Genève-Servette. Une somme rondelette qu’Hugues Quennec prenait soin de cacher à la population, quand il minaudait de sa petite voix angélique que son club s'appuyait sur l’un des plus petits budgets de la LNA. De quoi faire pleurer dans les chaumières genevoises!

Vers quel homme providentiel se tournera désormais le président de Genève-Servette pour équilibrer son budget? Un Russe? Un compatriote canadien? Toutes les pistes sont désormais ouvertes. Se pose aussi le problème du financement de la future patinoire – un rêve chimérique par les temps qui courent –, sachant que les caisses du Canton et de la Ville sont vides. Et qu’Hugues Quennec ne jouit plus d’aucun crédit auprès des autorités politiques genevoises. Surtout après ses démêlés actuels et ce n'est pas terminé! avec le conseil d’administration du Lausanne HC, dont il est le propriétaire. Sans oublier, l’année passée, la relégation administrative du Servette FC.

Si l’on osait, on comparerait volontiers la trajectoire mortifère de Huques Quennec à celles tout aussi controversées de Marc Roger, fossoyeur du Servette FC en 2004, et de Jürg Stäubli, qui a laissé Genève-Servette exsangue après son départ brutal de la présidence en 1999. Sauf que, soyons magnanimes, le Canadien est plus fréquentable que le Tartarin d’Alès et que le promoteur musclé suisse alémanique, condamné, rappelons-le, à 23 mois de prison au début des années 2000, pour gestion déloyale et faux. Depuis, c’est vrai, il s’est racheté une bonne conduite.

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Commentaires

"le promoteur musclé suisse alémanique"
Celui qui avait fait évacuer des logements par une bande de motards voyous, j'imagine. N'est-ce pas plus ancien?

Écrit par : Mère-Grand | 07/01/2016

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