08/03/2016

L'affaire Sprunger et les médias

La charge spectaculaire de Julien Sprunger sur Daniel Rubin lors de l’acte II des quarts de finale Genève-Servette – Fribourg n’a pas laissé la presse romande insensible. Avec des prises de position opposées selon que le média est genevois, fribourgeois ou romand. Ainsi, la Tribune de Genève a fait le réquisitoire de l’attaquant fribourgeois, le condamnant à la vindicte populaire avant même de connaître la sentence de Swiss Hockey.

Comme je le pressentais sans me vanter, j’avais voté dans ce sens dans le sondage initié par le matin.ch Julien Sprunger a été blanchi par le juge de la sécurité des joueurs, le Canadien Stéphane Augier, qu’on ne saurait soupçonner de partialité. Mais qu’on ne se méprenne pas, je reste persuader que le geste du Fribourgeois était inutile, stupide et dangereux. Mais pas illicite pour le plus grand malheur de Daniel Rubin.

Cette profession de foi m’amène à me poser une question sur la position, à mon humble avis intenable, des deux journalistes de la Tribune de Genève, qui suivent les séries finales du championnat de hockey sur glace de LNA? Comment peuvent-ils collaborer au magazine de Genève-Servette et rester ensuite impartiaux lorsqu’il s’agit de disserter sur le club grenat dans leur journal? Poser la question, c’est y répondre en partie. A l’époque, feu Olivier Breisacher et moi-même, qui assurions alors la couverture des matches de Genève-Servette, nous avions décliné la proposition du club grenat de participer à la rédaction de son magazine.

Aujourd’hui, trop de journalistes des quotidiens régionaux peinent à prendre de la distance avec le club phare de leur ville. Jusqu’à revêtir parfois le rôle de supporter et générer la confusion des genres.

Autre temps, autres mœurs, faut-il croire.

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