19/09/2016

Quennec: l'ivresse du pouvoir

Hugh Quennec, fossoyeur du Servette FC, rappelons-le, endossera-t-il le même costume – semble-t-il taillé sur mesure pour lui – avec le Genève-Servette HC? La question mérite d’être posée après les derniers caprices du président en exercice?

Commençons par le Mouvement junior de Genève-Servette. Hugh Quennec en fut l’éphémère président controversé avant de se retirer sous la pression de son propre entourage. Non sans avoir placé un comité à sa botte à la barre, où ne figurent plus – tiens, tiens! – après quatre mois seulement de présence, deux anciens joueurs grenat – Alain Reymond et Joël Aeschlimann – qui lui ont servi de prête-noms, au moment où un comité alternatif se dressait face à lui en février dernier. Comité alternatif, traité soit dit en passant par un journaliste (?) de putschiste – pourquoi pas de terroriste pendant qu’on y est – comme si se présenter à une élection ouverte à tous représentait un déni.

Aujourd’hui, on peut s’étonner que ledit Mouvement junior et l’Association Genève Futur Hockey soient dirigés par des entraîneurs venus de France, un choix étonnant en regard de la pauvreté de la relève des clubs de l’Hexagone et d’un championnat de l’élite (sic) dominé par une légion étrangère pléthorique, pour masquer les insuffisances de la formation à la française.

Or comme si la coupe n’était pas encore pleine, Hugh Quennec, président de Genève-Servette, de Genève Futur Hockey et de Sport for life notamment, siège désormais à l’Association cantonale genevoise de hockey sur glace, dont il est membre du comité. Avant de revendiquer, qui sait, le siège de président? Autant dire qu’on peut légitimement se poser des questions sur l’ivresse du pouvoir, qui agite le Montréalais.

Car non content d’étendre ses tentacules du haut en bas de la pyramide de Genève-Servette, il a trouvé encore le temps de mettre sens dessus dessous sa propre organisation dirigée jusque-là de mains de maître par Christophe Stucki et de placer un garde chiourme à la porte du bureau de Chris McSorley. Le jour où l’entraîneur ontarien a vendu ses parts d’actionnaires à Hugh Quennec, il a signé au pire son arrêt de mort – malgré un contrat d’entraîneur de longue durée, paraît-il – et au mieux sa mise sous tutelle. Pour un monsieur, qui a toujours joui d’une pleine et entière liberté aux Vernets, le voilà rétrogradé au rang de simple employé. Grandeur et décadence…

Dans le même temps, le public lassé des manœuvres de coulisse d’un président omnipotent, boude les matches de Genève-Servette aux Vernets, comme en témoignent des affluences inférieures à 6000 spectateurs. Et rien ne dit que la chute s'arrêtera-là...

 

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