04/10/2016

La vérité sur la formation au GSHC

«Salut, t’as joué hier?» «Oui, nous avons perdu 7-2 contre Fribourg.» «Ah, c’est mieux que nous. Nous avons été battus 10-1 par Martigny.» Cette discussion entre deux joueurs du Mouvement juniors de Genève-Servette dénote du malaise qui règne dans les sphères de la relève du club des Vernets. Quoiqu’en pense Hugh Quennec dans un communiqué ronflant écrit par un plumitif de service. On cite: «Grâce au récent accord historique entre tous les clubs de hockey genevois, nous disposons désormais d’un centre de formation très performant avec l’Association Genève Futur Hockey, qui contribuera à améliorer grandement le développement des jeunes hockeyeurs…»

Pour sûr, Genève Futur Hockey se porte comme un charme et ne manque pas de s’en vanter par la voix de son président, Hugh Quennec, vous l’avez deviné: ainsi, les juniors élites pointent à la deuxième place de leur championnat, les novices élites à la quatrième, les juniors top idem, mais loin derrière le CP Meyrin leader du groupe romand, les minis top sont deuxièmes et les moskitos top 1, quatrièmes.

Ce tableau flatteur, mais trompeur, ne saurait faire oublier, par exemple, que douze joueurs de l’équipe des juniors élites ont effectué leurs classes dans des clubs romands, français et même lettons, avant d’être recrutés par Genève Futur. Ce constat éclaire d’un jour nouveau la politique de formation initiée par Hugh Quennec qui fut, rappelons-le en passant, président du Mouvement juniors de Genève-Servette. Qu’il a pris consciencieusement soin de vider de toute sa substance.

Aujourd’hui, après son passage tumultueux et raté à la tête de ledit Mouvement juniors, sanctionné par la démission de son comité in corpore l’année passée, seuls les bambinis, les piccolos, les moskitos A, B, top 2 ainsi que les minis A ont échappé au pillage systématique de Genève Futur Hockey. Logique, puisqu’il s’agit-là d’équipes abandonnées à leur triste sort, qui encaissent pour la plupart d’entre elles, des défaites sur des scores-fleuves, week-end après week-end, malgré une combativité exemplaire. La faute à une formation de base déficiente et à des contingents souvent trop maigres, qui obligent les entraîneurs à faire appel à des joueurs de catégories inférieures pour faire le nombre.

Ainsi, les moskitos B ont disputé récemment un match amical à Yverdon avec une ribambelle de piccolos. Résultat des courses: après un premier tiers temps bouclé sur la marque de… 11-1 en faveur de l’équipe vaudoise, les joueurs des deux clubs ont été mélangés pour équilibrer les forces en présence. Belle vitrine pour Genève-Servette! Et d’autres exemples à l’avenant.

Mais de cela Hugh Quennec, fier comme un paon, n’en a cure. Il a séparé le bon grain de l’ivraie – les bons joueurs d’un côté, les mauvais de l’autre – et peut désormais bomber le torse sur sa politique de formation à deux vitesses qu’il s’est employé à mettre en place sans état d’âme. Malaise, malaise quand tu mous tiens! Au fait, qu’en pensent la communauté et la classe politique genevoises?

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