09/01/2017

GSHC: c'est la faute à...

Je sais, on ne tire pas sur une ambulance, Genève-Servette en l’occurrence, au plus mal après 36 journées de championnat de hockey sur glace. Mais, je vais le faire quand même sur l’air de «C’est la faute à Voltaire»:

GSHC est cauchemardesque, c'est la faute à Quennec

GSHC est défait, c'est la faute à McSorley

GSHC est à terre, c'est la faute à Slater

Quoi qu’il advienne désormais, Genève-Servette a d’ores et déjà foiré sa saison régulière – je dis bien sa saison régulière – mais pas encore les séries finales. A moins qu'il ne soit condamné à jouer les play-out ou, pire encore, un barrage contre la relégation en LNB. Ne reste plus qu’à cocher la bonne case.

En attendant des jours meilleurs (?), cinq causes expliquent les déboires de Genève-Servette. Par ordre d’importance:

  1. Hugh Quennec, même s’il a encore le soutien de quelques joueurs benoîtement enfermés dans le déni, est le principal artisan de la déroute actuelle. Sa révolution de palais pour mener le club grenat vers le titre de champion de Suisse –son obsession désormais – a tourné au vinaigre. L’arrivée d’investisseurs (?), de conseillers (?), d’oisifs (?) Canadiens – comment faut-il les nommer? – a déstabilisé les joueurs et le staff technique avec les cafouillages que l’on sait. On veut dire, la démission du directeur général et l’impéritie des nouveaux arrivés.
  2. Le départ de Goran Bezina a laissé un immense vide dans le vestiaire grenat. Jim Slater, capitaine fantôme, ne l’a pas remplacé dans cette fonction. Dans ce dossier, Chris McSorley ne sort pas blanchi. Il peut se faire pardonner en rappelant le défenseur de Zagreb, déjà virtuellement écarté des play-off en KHL.
  3. La campagne des transferts bâclée au niveau des attaquants étrangers, porte ses fruits. Jim Slater (63e au classement des compteurs!!!) n’est plus que l’ombre de lui-même. Le lutin Nathan Gerbe (128e avec l’excuse d’avoir été recruté en cours de saison) est utilisé à contre-emploi et Nick Spading (60e) pointe aux abonnés absents. Là encore, Chris McSorley porte une part de responsabilité – avec Hugh Quennec il va sans dire – dans ce monumental fiasco. C’est si vrai que l’entraîneur ontarien est à la recherche d’un nouveau mercenaire.
  4. La défense grenat trop légère au regard des ambitions affichées par le président actionnaire et son entraîneur, est pointée du doigt. Quand on vise ni plus ni moins que le titre de champion de Suisse, on ne peut pas se passer de joueurs d’expérience. Si Johan Fransson et Romain Loeffel sont dignes de leur rôle de No 1 et 2 – ou inversement – tous les autres n’ont pas la taille patron. Au mieux, peuvent-ils endosser l’uniforme de No 5 à 8. Vous l’avez deviné, il manque deux défenseurs de métier, No 3 et 4.
  5. On ne saurait taire bien sûr la vague de blessures qui a submergé Genève-Servette depuis le début de la saison. Même si c’est le lot quotidien de toutes les équipes, le club des Vernets en a souffert plus que les autres, ne serait-ce que par l’identité même des victimes, souvent des cadres importants. Une question lancinante se pose pourtant: le jeu physique marque de fabrique de Genève-Servette ne serait-il pas la principale cause de cette cascade de blessures. Pour preuve les bobos à répétition de Cody Almond. A méditer...
     

 

18:10 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Commentaires

L'excuse du " Too Big To Fail" fonctionne toujours auprès des conservateurs. Jusqu'au moment où...

Écrit par : Holzer | 10/01/2017

Les commentaires sont fermés.