17/03/2017

Quennec, l'arme des faibles

Pris dans une tourmente médiatique sans fin, Hugh Quennec se défend comme il peut, c'est-à-dire médiocrement. Dans un communiqué publié jeudi sur le site internet du club, il accuse comme de bien entendu la presse de travestir la vérité, de nourrir des spéculations qui n’ont pas lieu d’être et de publier des rumeurs infondées. Un peu comme le fait le Front national dans l’actuelle campagne nauséabonde à la présidence de la République française. Ce qui n’est pas à son honneur.

On rappellera à M. Quennec, pour lui rafraîchir une bonne fois pour toute une mémoire sélective, qu’il est tout de même à l’origine de la relégation administrative du Servette FC, qu’il a été placé sous tutelle par la Ville et le Canton dans la gestion - qui interpelle - de l'Association Genève Futur Hockey, qu’il ne jouit plus de la confiance des politiciens genevois et, enfin, qu’il a introduit le vers dans le fruit, avec l’arrivée de ses petits copains canadiens de Vancouver. Avec les dégâts d’images que l’on sait.

Comme Hugh Quennec est incapable d’assumer ses responsabilités, il se défausse sur la presse. L’arme des faibles! Une question pour conclure: le président se soumettra-t-il comme les joueurs, le staff technique, dont bien sûr Chris McSorley, et les employés à l’évaluation interne en cours? Dans l’affirmative, son sort est déjà scellé: il doit faire place nette.

 

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13/03/2017

Quennec, le pollueur, doit payer

Samedi, après sa quatrième défaite de rang face à Zoug, Genève-Servette a bouclé une saison foireuse, polluée par Hugh Quennec et ses petits copains canadiens venus de Vancouver. Elle a commencé par la démission de Christophe Stucki, le CEO en place du club grenat; elle s’est poursuivie par la guerre intestine que le président-actionnaire-fossoyeur n’a cessé de livrer en coulisses à Chris McSorley et à son staff technique; elle pourrait se conclure par le départ du légendaire entraîneur des Aigles.

A l’origine de cet immense gâchis, on l’a déjà dit, Hugh Quennec. Déjà rappelé sévèrement à l’ordre par la Ville et le Canton de Genève au sujet de sa gestion financière controversée de Genève Futur Hockey et désormais sous haute surveillance, il devra rendre des comptes aux sponsors, aux supporters et aux joueurs.

C’est clair le pollueur Quennec doit payer. Lui et sa clique canadienne ont installé un climat délétère aux Vernets. S’ils veulent virer Chris McSorley – au bénéfice d’un contrat en béton armé, rappelons-le – ils devront faire sauter la banque. Avec quel argent, connaissant les difficultés financières que connaît Genève-Servette, avec notamment la baisse spectaculaire du public aux Vernets? On veut dire 421 spectateurs de moins par match (25), soit un total de 10'525 personnes au terme de la saison régulière, avec une perte qu’on peut chiffrer au minimum à 300'000 francs.

Non, ce n’est pas de Chris McSorley dont Genève-Servette doit se séparer pour restaurer sa crédibilité. Mais d’Hugh Quennec et des laquais canadiens, qui ont imposé des choix absurdes à leur entraîneur pendant les play-off avec le triste résultat que l’on sait. Ils ne sont certes pas les seuls responsables à figurer sur le banc des accusés. Les joueurs – Jim Slater, capitaine fantomatique en tête – ne sont pas exempts de tout reproche. De Mayer à Romy, en passant par Mercier, Vukovic, Almond, Rod, Traber, Wick et tellement d’autres, ils n’ont pas fait honneur au maillot grenat. Là aussi, le ménage doit être fait d’ici au début de la saison prochaine.

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