09/10/2017

GSHC en pleine déliquescence

Genève-Servette, tombé en déshérence, entame une semaine cruciale, qui doit le mener sur la voie de la rédemption, ce mardi à Lausanne, jeudi contre Ambri-Piotta et vendredi à Kloten. Soit, au total, trois matches en quatre jours (!) – quelle idée saugrenue de jouer le jeudi aux Vernets! – face à des adversaires aussi mal lotis que lui. Objectif: neuf points, sinon rien, histoire de se remettre la tête à l’endroit.

Plus facile à dire qu’à réaliser au regard de la déliquescence qui frappe Genève-Servette de plein fouet. Avec pour principaux protagonistes: un président (Hugh Quennec), en disgrâce, un nouveau boss (Mike Gillis), aux abonnés absents, un directeur sportif (Chris McSorley), muet comme une carpe et marqué à la culotte par son garde-chiourme (Lorne Henning) dont on se demande à quoi il sert, un entraîneur (Craig Woodcroft alias Foodtruck) aussi charismatique qu’un mérou et des joueurs, complètement désorientés. Charmant tableau!

Sous le choc, des spectateurs fâchés – ou ce qu’il en reste – quittent la patinoire des Vernets, avant même la fin des matches, quand ils ne la désertent pas tout simplement. A ce rythme-là, plus besoin de la future Aréna du Trèfle Blanc, les Vernets suffiront amplement à accueillir les derniers fidèles à la cause grenat.

Le dossier le plus urgent à traiter est celui de l’entraîneur. Apathique derrière son banc, Craig Woodcroft, au CV aussi mince qu’une feuille de papier à cigarette, n’est pas adoubé par tous les joueurs. Ne nous voilons pas la face: changement de tête il fallait après seize ans de règne sans partage de Chris McSorley et un système de jeu périmé. Le nouveau coach de Genève-Servette est arrivé avec des idées plein la tête et des promesses en l’air. Son plan de jeu – pour autant qu’il en ait un! – ne correspond pas au contingent de joueurs à sa disposition qu’il n’a certes pas choisis!

Alors, à défaut de charisme et de légitimité, Craig Woodcroft pourrait faire preuve d’intelligence – ça ne coûte rien d’essayer – et adapter son système de jeu à son outil de travail. A Nice, Lucien Favre n’a pas hésité à abandonner son 4-3-3 fétiche (on parle football évidemment) au profit du 4-4-2 en regard du profil des joueurs engagés au terme d’une sinistre campagne des transferts de ses dirigeants. A l’entraîneur de Genève-Servette de s’inspirer de ce bel exemple. Car, pour l’heure, à trop réfléchir, ses ouailles patinent dans la choucroute.

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Commentaires

Même merde qu ils font qu'à Vancouver oust me Sorley état le meilleur

Écrit par : Guichard | 09/10/2017

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