21/11/2017

Tromperie sur la marchandise

Ainsi donc, Patrick Kinigamazi (27 victoires, 2 défaites) défendra son titre mondial WBF (World Boxing Federation) des superplumes face au Hongrois Robert Lakatos, dit «Laki», (16 combats, 14 victoires, 1 nul, 1 défaite), ce vendredi à Genève.

Titre mondial? Oui! Mais dévalué, car la WBF est l’une de ses nombreuses fédérations mineures, qui polluent l’univers de la boxe avec tellement d’autres qu’on renonce ici à en dresser la liste. La preuve: créée en 1999 aux Etats-Unis, la World Boxing Federation a disparu de la circulation pendant cinq ans avant de renaître de ses cendres aux… Luxembourg en 2004!

Rappel: le WBC (World Boxing Council, la WBA (World Boxing Association), l’IBF (International Boxing Federation) et la WBO (World Boxing Organisation) sont les seules organisations qui font autorité dans le monde du noble art. C’est encore trois de trop!

Lucide, Patrick Kinigamazi s’est donc rabattu sur un ersatz de championnat du monde. Et un challenger à sa portée pour la première défense de sa ceinture mondiale. C’est de bonne guerre. Et Robert Lakatos a le profil de l’emploi, lui qui ne figure pas au hit-parade des vingt meilleurs boxeurs européens de la catégorie.

Pourtant, après avoir consulté attentivement la liste des dix meilleurs poids superplumes classés par la WBF, tous des boxeurs d'exception, on se dit que Patrick Kinigamazi, tenant du titre, avait l'embarras du choix. Jugez plutôt: Lomachenko (No 1) est champion du monde WBO, Berchelt (No 2) champion du monde WBC, Walters (No 5), Sosa (No 6), Cuellar (No 7), Vargas (No 8) et Corrales (No 9) sont tous des anciens tenants des titres mondiaux WBA, WBC ou IBF. Excusez du peu! Au fond, peut-être que ces gens-là ne sont tout simplement pas intéressés par un titre d’une Fédération inconnue ou presque au bataillon.

 

 

 

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