28/01/2018

GSHC doit faire le ménage

La pression du conseil d’administration de Genève-Servette, ajoutée à celle des sponsors et des supporters, a ramené Hugh Quennec à la raison. Il a enfin vendu ses actions et démissionné de la présidence du club grenat ainsi que de tous ses autres mandats. Bon débarras!

Le Canadien laisse quand même une ardoise de plusieurs millions de francs et figure en tête du hit-parade des plus grands fossoyeurs du GSHC, loin devant Jürg Stäubli. Un sacré palmarès pour un seul homme auquel il faut ajouter la relégation administrative du Servette FC en 2015. Chapeau l’artiste!

Homme de pouvoir, omnipotent, incompétent et dissimulateur, Hugh Quennec a bien caché son jeu. Comment expliquer autrement cette fuite en avant, qui l’a conduit droit dans le mur? Comment expliquer aussi que les membres du conseil d’administration du GSHC n’aient rien vu venir? Alors, après la démission salutaire du président, pourquoi la maison grenat n’opérerait-elle pas son grand nettoyage de printemps. Exit donc Mike Gillis, vice-président et administrateur délégué, viré des Vancouver Canucks en 2014; exit aussi Lorne Henning, l’homme qui a validé le choix de Craig Woodcroft, actuel entraîneur d’opérette de Genève-Servette; exit enfin ce même Woodcroft, détesté dans le vestiaire des Aigles. Et place au duo O’Leary-Matte!

Le ménage fait, Genève-Servette s’appuierait alors sur les nouveaux maîtres à bord – on veut dire la Fondation 1890 – associés dans un deuxième temps au groupe local de repreneurs. Ce serait la certitude de voir le club grenat en mains genevoises et non plus canadiennes.

Et quid de l’avenir de la patinoire au Trèfle Blanc, nous direz-vous? Peut-être faudrait-il que les futurs investisseurs redimensionnent leur méga projet à plusieurs centaines de millions, apparemment pas viable aux yeux des autorités politiques.

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