06/02/2018

Le GSHC et la déontologie

Genève-Servette se pique de donner des leçons de déontologie à un journaliste du Matin, coupable d’un crime de lèse-majesté: on veut parler d’une critique exhaustive et sans concession de l’entraîneur Craig Woodcroft qui, c’est peu dire, ne fait pas l’unanimité dans le vestiaire.

Dans un communiqué paru sur son site internet le 30 janvier, «il regrette que l’auteur de l’article n’ait pas pris la peine de contacter le principal intéressé pour lui donner l’occasion de se défendre, comme le voudrait la déontologie journalistique…»

Dans cette affaire, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Avant de pointer du doigt les médias, par l’intermédiaire de son CEO, Genève-Servette ferait mieux de balayer devant sa porte. Car sous le règne calamiteux de Hugh Quennec, la transparence n’a jamais fait partie de sa ligne de conduite.

Pire, les pieux mensonges de son ancien actionnaire et président du conseil d’administration ont caché l’exacte réalité de la situation financière catastrophique du club grenat. Il a fallu que Genève-Servette soit en manque de liquidités pour que la vérité transpire enfin.

Alors, on conseille, en toute amitié, au CEO Pierre-Alain Regali, de quitter sa tour d’ivoire et d’ouvrir toutes grandes ses esgourdes pour mesurer le désamour que suscite Craig Woodcroft, un fait dénoncé par la Tribune de Genève et votre serviteur avant même le Matin.

Ce qui est insupportable dans le comportement hautain de l’entraîneur de Genève-Servette, c’est le désintérêt marqué qu’il a pour un club, loin d’être encore qualifié à ce jour pour les play off. Or, pour la troisième fois depuis le début de la saison (Karjala Cup, Coupe Spengler et Jeux olympiques), Craig Woodcroft abandonne le navire grenat pour rejoindre le staff technique du Team Canada!

Même si les dirigeants lui ont accordé leur blanc-seing à la signature de son contrat, la situation sportive de Genève-Servette réclame une nouvelle analyse et des mesures d’urgence. Au lieu de cela, Craig Woodcroft s’en va jouer les utilités avec le Team Canada aux Jeux olympiques en Corée du Sud, alors qu’une centaine d’autres entraîneurs - avec CV bien plus fourni que le sien - pourrait remplir cette mission de coach adjoint!

Alors quand Genève-Servette parle de déontologie, il ferait mieux de faire la leçon à son entraîneur, qui refuse d’assumer ses responsabilités, plutôt qu’aux journalistes.

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