21/12/2018

Vite, une patinoire!

"Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir? Non, je ne vois que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie." La complainte tirée d'un conte de Charles Perrault pourrait se rapporter à l'interminable feuilleton de la future (?) patinoire de Genève-Servette. Une chimère au jour d'aujourd'hui jusqu'à plus amples informations. A moins que le projet genevois dévoilé récemment par la Tribune de Genève soit encore d'actualité et repose sur des fondations solides. Plus solides en tout cas que les rêves de grandeur de Hugh Quennec, qui se sont écroulés tel un château de cartes.

A Genève, on le sait par expérience, construire s'apparente à un parcours du combattant. Tout projet ou presque fait l'objet d'obstructions à répétition et décourage les promoteurs les plus ambitieux. La preuve: le groupe américain Anschutz, à l'origine de la renaissance du GSHC au début des années 2000, a vite compris que toute ébauche de nouvelle arena était vouée à l'échec. Sauf à patienter pendant de longues années. Il a donc rendu son tablier en 2005 pour se replier sur ses bases arrières à Los Angeles. Logique!

Là où il faut quelques années seulement à d'autres clubs de LNA pour que leurs voeux soient exaucés, le canton de Genève - pas aidés il est vrai par les anciens dirigeants du GSHC - patine dans la semoule, échaudé sans doute par les difficultés financières qui ont jalonné l'histoire agitée du Stade de La Praille. On vous fait grâce des détails.

Alors que HC Bienne a pris ses nouveaux quartiers dans la Tissot Arena en 2015, que le Lausanne HC s'apprête à l'imiter l'année prochaine, que Fribourg Gottéron le fera douze mois plus tard, qu'Ambri Piotta pose la première pierre - acte symbolique - de la future Valascia ce samedi et que les ZSC Lions déménageront du Hallenstadion en 2022, Genève-Servette attend toujours désespérément son tour. Même si la patinoire des Vernets, inaugurée en 1959 et rénovée ensuite à grand frais en plusieurs étapes, reste un lieu convivial malgré son âge canonique.

Reste que dans son désir d'expansion, Genève-Servette rêve d'un centre de glace enfin adapté à ses ambitions et aux temps modernes. Alors vite une nouvelle arena au Trèfle blanc ou ailleurs à l'horizon 2025. En ces temps de Noël, on a le droit de rêver...

 

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16/12/2018

Kinigamazi imite Blaser

 

Patrick Kinigamazi, champion du monde WBF, a conservé son titre, jeudi à Genève, sous le chapiteau du Cirque de Noël. Vedette de la soirée et organisateur du meeting (si, si!), comme nous l'apprend la Tribune de Genève, le héros local a imité Walter Blaser, homme orchestre de son propre championnat d'Europe, le 8 mars 1975 à Zurich.

Le puncheur bernois, l'avait finalement payé au prix fort. On ne s'improvise pas organisateur et boxeur sans être victime de quelques dégâts collatéraux. Le jour même de son combat contre Jose Ramon Gomez Fouz, Walter Blaser peaufinait encore les derniers détails de la soirée au Hallenstadion. Laissant quelques forces - un doux euphémisme - dans cet exercice de style inconnu pour lui. Certes, Walter Blaser n'était pas seul aux commandes, mais il s'était investi plus que de raison dans ce rôle ingrat. Apparemment, Patrick Kinigamazi a su mieux s'entourer et gérer son nouveau défi.

Pourtant en grande forme physique après une préparation aux petits oignons concoctée par François Sutter, Walter Blaser (62% de victoires avant la limite à son palmarès) avait semblé manqué de jus et de cet instinct du "tueur", qui habite les puncheurs. A l'heure du verdict: un non combat et une large victoire aux points de Jose Ramon Gomez Fouz, le fin technicien et tacticien espagnol.

Ce championnat d'Europe des surlégers (le titre était vacant) avait suscité un bel engouement populaire. Le journal La Suisse avait même organisé un train spécial pour les supporters du Genevois d'adoption. Avec un énorme succès à la clé. Walter Blaser, lui, avait laissé le train de la renommée filer sans lui. Il était resté à quai et n'allait jamais vraiment s'en remettre. Il disputait encore deux combats et raccrochait les gants le 25 mars 1877 à Genève sur une ultime défaite avant la limite contre l'Italien Ernesto Bergamasco.

 

 

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