06/01/2019

Roger Federer est éternel

On a déjà tout dit, tout raconté, tout écrit sur Roger Federer. Et pourtant, on ne se lassera jamais de (re) dire toute notre admiration pour le Maître, qui va nous manquer, le jour où il décidera de mettre, hélas, la flèche à droite. Au terme d'une carrière d'exception jalonnée d'une pluie de records qu'on vous fera grâce de tous les énumérer ici. Le dernier, tout frais, date de samedi à Perth, où il a conquis sa troisième Hopman Cup, associé à Belinda Bencic pour l'occasion.

Face à l'Allemagne d'Alexandre Zverev et d'Angélique Kerber, Roger Federer a survolé la finale comme si les années (38 ans le 8 août prochain) n'avaient aucune prise sur son incroyable talent, son amour du jeu et sa gestuelle magique. De bon augure avant l'Open d'Australie à Melbourne, où il défendra son trophée.

Vous l'avez deviné, Roger Federer n'est pas fait du même bois que le commun des mortels. Une bonne fée s'est penchée sur son berceau dès sa naissance. Le Bâlois a grandi, s'est épanoui et a survécu à toutes les générations de joueurs - toujours plus grands, plus forts et plus puissants - qu'il a côtoyées. Rafael Nadal et Novak Djokovic, en chefs de bande, l'ont aidé à se surpasser et à faire évoluer son jeu avec, à la clé, une prise de risques époustouflante.

Le plus grand joueur de tous les temps a su aussi préserver sa santé, là où Djokovic, Nadal, Murray, Del Potro, Wawrinka et tant d'autres encore ont dû composer - et composent encore - avec des blessures à répétition. A force de trop tirer sur la corde, elle a fini par lâcher.

Bien sûr, Roger Federer a aussi connu quelques pépins de santé. L'extraterrestre reste humain après tout en dépit de son tennis venu d'une autre planète. Son dos l'a souvent chicané et une intervention chirurgicale au genou l'a condamné à rester six mois sur la touche à la fin de la saison 2016. Mais c''était pour revenir encore plus fort sur les courts en janvier 2017 avec un sixième sacre à l'Open d'Australie. Excusez du peu!

Par bonheur, la gloire n'a jamais fait tourner la tête de Roger Federer. L'homme est resté simple, accessible, enthousiaste et juvénile. Le documentaire dédié à ses vingt ans de carrière diffusé sur la RTS2 vendredi soir, a su cerner le personnage dans ses moindres détails. Un pur moment de bonheur! La preuve que comme les diamants, Roger Federer est éternel...

 

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04/01/2019

Les lamentations du petit poucet

Qu'il fait bon lire L'Equipe, le quotidien français du sport, véritable bible en la matière. Comme aux célèbres Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose dans ses colonnes. Ainsi, dans son édition de jeudi, Baptiste Chaumier nous narre les lamentations de l'Aiglon du Lamentin, dernier club d'Outre-mer à être qualifié pour les 32e de finale de la Coupe de France de football.

Lors du tirage au sort, le nom de l'équipe martiniquaise est sorti en premier. Son adversaire: Orléans, formation de 2e division. Pourtant, le match aura lieu ce samedi 5 janvier à... Orléans. Si, si, vous ne rêvez pas. La faute au règlement de de la Fédération française, qui précise qu'à ce stade de la compétition - à cause de l'entrée en lice des clubs de D1 -, toutes les rencontres doivent impérativement se dérouler en métropole.

"Vous comprenez, il est difficile d'expédier une formation de D1 en outre-mer, avec un potentiel voyage en Polynésie à la clé. Avec un calendrier déjà surchargé, les professionnels ne peuvent pas effectuer d'aussi longs trajets", précise la Fédération française à L'Equipe. Les amateurs, oui! Les Martiniquais, que quatre divisions séparent d'Orléans, ont donc rejoint le continent mercredi, après un périple long de 6800 km et un décalage horaire de cinq heures à encaisser.

Les dirigeants de Lamentin ont eu beau adresser une demande en bonne et due forme pour jouer ce match, non pas à Orléans, mais en région parisienne où résident de nombreux compatriotes, leur requête a été rejetée par la Fédération française (FFF). Et leur adversaire, pas très sympa en la circonstance. "Cela fait quatre ans que nous n'avons pas disputé de match de Coupe à domicile, on n'allait tout de même pas se déplacer hors de nos murs, juste pour leur faire plaisir", s'est justifié le président du club de D2. Un (dernier) camouflet dur à avaler pour le petit poucet martiniquais.

Mince consolation pour l'Aiglon du Lamentin: il a logé au centre national de Clairefontaine - lieu de réunion de l'équipe de France avant ses matches - tous frais payé. On veut dire déplacement, hôtel, repas, etc pour une délégation forte de 23 personnes. Rien que pour les billets d'avion, la FFF a dû débourser la bagatelle 32000 euros. Excusez du peu! Mais quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu!

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