13/03/2017

Quennec, le pollueur, doit payer

Samedi, après sa quatrième défaite de rang face à Zoug, Genève-Servette a bouclé une saison foireuse, polluée par Hugh Quennec et ses petits copains canadiens venus de Vancouver. Elle a commencé par la démission de Christophe Stucki, le CEO en place du club grenat; elle s’est poursuivie par la guerre intestine que le président-actionnaire-fossoyeur n’a cessé de livrer en coulisses à Chris McSorley et à son staff technique; elle pourrait se conclure par le départ du légendaire entraîneur des Aigles.

A l’origine de cet immense gâchis, on l’a déjà dit, Hugh Quennec. Déjà rappelé sévèrement à l’ordre par la Ville et le Canton de Genève au sujet de sa gestion financière controversée de Genève Futur Hockey et désormais sous haute surveillance, il devra rendre des comptes aux sponsors, aux supporters et aux joueurs.

C’est clair le pollueur Quennec doit payer. Lui et sa clique canadienne ont installé un climat délétère aux Vernets. S’ils veulent virer Chris McSorley – au bénéfice d’un contrat en béton armé, rappelons-le – ils devront faire sauter la banque. Avec quel argent, connaissant les difficultés financières que connaît Genève-Servette, avec notamment la baisse spectaculaire du public aux Vernets? On veut dire 421 spectateurs de moins par match (25), soit un total de 10'525 personnes au terme de la saison régulière, avec une perte qu’on peut chiffrer au minimum à 300'000 francs.

Non, ce n’est pas de Chris McSorley dont Genève-Servette doit se séparer pour restaurer sa crédibilité. Mais d’Hugh Quennec et des laquais canadiens, qui ont imposé des choix absurdes à leur entraîneur pendant les play-off avec le triste résultat que l’on sait. Ils ne sont certes pas les seuls responsables à figurer sur le banc des accusés. Les joueurs – Jim Slater, capitaine fantomatique en tête – ne sont pas exempts de tout reproche. De Mayer à Romy, en passant par Mercier, Vukovic, Almond, Rod, Traber, Wick et tellement d’autres, ils n’ont pas fait honneur au maillot grenat. Là aussi, le ménage doit être fait d’ici au début de la saison prochaine.

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05/02/2017

Quennec sous haute surveillance

Des sources proches de Genève-Servette l’avaient annoncé: les ennuis du club grenat commenceraient au mois de février 2017. On est pile poil dans les temps. Hugh Quennec, président du club et de Genève Futur Hockey, vient d’être placé sous haute surveillance par les autorités de la Ville et du Canton de Genève. Soit il acceptait d’être mis sous tutelle avec la nomination d’un administrateur, chargé de contrôler les finances de Genève Futur Hockey, soit celui-ci se voyait couper les vivres. Le couteau sous la gorge Hugh Quennec n’avait pas vraiment le choix. Il a capitulé.

Ce qui ne l’a pas empêché, dans un communiqué surréaliste, de prendre quelque liberté avec la vérité. Voyez plutôt ce qu’il déclare: «Etant donné l’importance des montants subventionnés (ndlr: qui n’ont pas changé depuis 2013, soit 995'000 francs quand même!), et afin de répondre aux attentes tout à fait légitimes de la Ville et du Canton en matière de gestion du budget alloué, nous avons entièrement adhéré à leur proposition de collaborer avec un administrateur (…)»

Mais Monsieur Quennec, vous n’aviez pas d'autre porte de sortie que de vous soumettre à la décision des autorités politiques. Dans ce même communiqué, celui-ci tient aussi à souligner les qualités de l’accord de collaboration (ndlr: une injonction de la Cour des comptes) signé en juin 2016 par les partenaires impliqués dans la Fondation Genève Futur Hockey (Genève Futur, le Mouvement juniors du GSHC, Meyrin, Trois-Chêne et l’Association cantonale de hockey sur glace)…» Sauf que selon un rapport de la Cour des comptes, «un contrat a certes été établi entre tous les partenaires, mais au 30 juin 2016, il n’était toujours pas signé.»

Mais revenons à la case départ. Que reproche-t-on à Hugh Quennec, à la barre de Genève Futur Hockey depuis sa création et qui a catégoriquement refusé en 2013 d’instituer une présidence tournante sur les recommandations de la Cour des comptes, sans doute pour mijoter sa petite cuisine à l’abri des regards indiscrets? Un usage inadéquat des deniers publics. On se souvient que par le passé, un audit de la Fondation avait déjà mis en lumière des dysfonctionnements, comme le payement d’une partie du salaire de Goran Bezina par Genève Futur Hockey – un organisme chargé de la relève, rappelons-le – au prétexte, selon son président, que le No 57 était une figure marquante du Genève-Servette HC et un exemple pour les jeunes.

 

 

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02/02/2017

Genève-Servette fait pschitt!

Genève-Servette n’inscrira pas pour la troisième fois de son histoire son nom sur le trophée de la Coupe de Suisse de hockey sur glace. Pour tout dire, il s’est montré indigne de ses illustres prédécesseurs, vainqueurs en 1959 et en 1972, mercredi à Kloten. Aucune émotion, aucun sens du sacrifice, aucune envie, des mercenaires aux abonnés absents, des erreurs de juniors en défense, un encéphalogramme plat, quoi: n’en jetez plus la coupe est pleine!

Après deux victoires de rang de Genève-Servette en championnat contre Fribourg et Davos, le soufflé est déjà retombé. Comme si la Coupe de Suisse constituait un enjeu mineur. A Kloten, les Grenat ont ressemblé – c’est à peine si on exagère le trait – à Fribourg Gottéron en pleine déconfiture à l’heure actuelle. Or, à ce qu’on sache, ils n’ont pas encore assuré mathématiquement leur participation aux séries finales. Chris McSorley n’a pu que constater l’ampleur des dégâts. « Mes leaders ne sont pas descendus du bus », disait-il, dépité, à la fin de la finale. Ses défenseurs aussi!

Le retour de Goran Bezina, considéré comme le No 6 par Chris McSorley au moment de son départ à Zagreb en KHL à la fin de la saison passée – un jugement qui, s’il est sérieux, interroge sur les compétences de l’Ontarien en matière de hockey sur glace – redistribuera les cartes au sein de la défense servettienne, orpheline de son patron. Et c’est tant mieux après le naufrage de Kloten…

 

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09/01/2017

GSHC: c'est la faute à...

Je sais, on ne tire pas sur une ambulance, Genève-Servette en l’occurrence, au plus mal après 36 journées de championnat de hockey sur glace. Mais, je vais le faire quand même sur l’air de «C’est la faute à Voltaire»:

GSHC est cauchemardesque, c'est la faute à Quennec

GSHC est défait, c'est la faute à McSorley

GSHC est à terre, c'est la faute à Slater

Quoi qu’il advienne désormais, Genève-Servette a d’ores et déjà foiré sa saison régulière – je dis bien sa saison régulière – mais pas encore les séries finales. A moins qu'il ne soit condamné à jouer les play-out ou, pire encore, un barrage contre la relégation en LNB. Ne reste plus qu’à cocher la bonne case.

En attendant des jours meilleurs (?), cinq causes expliquent les déboires de Genève-Servette. Par ordre d’importance:

  1. Hugh Quennec, même s’il a encore le soutien de quelques joueurs benoîtement enfermés dans le déni, est le principal artisan de la déroute actuelle. Sa révolution de palais pour mener le club grenat vers le titre de champion de Suisse –son obsession désormais – a tourné au vinaigre. L’arrivée d’investisseurs (?), de conseillers (?), d’oisifs (?) Canadiens – comment faut-il les nommer? – a déstabilisé les joueurs et le staff technique avec les cafouillages que l’on sait. On veut dire, la démission du directeur général et l’impéritie des nouveaux arrivés.
  2. Le départ de Goran Bezina a laissé un immense vide dans le vestiaire grenat. Jim Slater, capitaine fantôme, ne l’a pas remplacé dans cette fonction. Dans ce dossier, Chris McSorley ne sort pas blanchi. Il peut se faire pardonner en rappelant le défenseur de Zagreb, déjà virtuellement écarté des play-off en KHL.
  3. La campagne des transferts bâclée au niveau des attaquants étrangers, porte ses fruits. Jim Slater (63e au classement des compteurs!!!) n’est plus que l’ombre de lui-même. Le lutin Nathan Gerbe (128e avec l’excuse d’avoir été recruté en cours de saison) est utilisé à contre-emploi et Nick Spading (60e) pointe aux abonnés absents. Là encore, Chris McSorley porte une part de responsabilité – avec Hugh Quennec il va sans dire – dans ce monumental fiasco. C’est si vrai que l’entraîneur ontarien est à la recherche d’un nouveau mercenaire.
  4. La défense grenat trop légère au regard des ambitions affichées par le président actionnaire et son entraîneur, est pointée du doigt. Quand on vise ni plus ni moins que le titre de champion de Suisse, on ne peut pas se passer de joueurs d’expérience. Si Johan Fransson et Romain Loeffel sont dignes de leur rôle de No 1 et 2 – ou inversement – tous les autres n’ont pas la taille patron. Au mieux, peuvent-ils endosser l’uniforme de No 5 à 8. Vous l’avez deviné, il manque deux défenseurs de métier, No 3 et 4.
  5. On ne saurait taire bien sûr la vague de blessures qui a submergé Genève-Servette depuis le début de la saison. Même si c’est le lot quotidien de toutes les équipes, le club des Vernets en a souffert plus que les autres, ne serait-ce que par l’identité même des victimes, souvent des cadres importants. Une question lancinante se pose pourtant: le jeu physique marque de fabrique de Genève-Servette ne serait-il pas la principale cause de cette cascade de blessures. Pour preuve les bobos à répétition de Cody Almond. A méditer...
     

 

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