29/08/2017

Mats Wilander déraille

Mats Wilander sévit – ce terme est choisi à dessein – dans les colonnes du journal L’Equipe depuis de trop nombreuses années maintenant. C’est le sentiment qui prédomine à la lecture de sa dernière chronique, pas plus tard que lundi à propos de l’US Open de tennis. Le Suédois, que l’on a connu parfois – mais pas toujours – plus lucide, fait de Rafael Nadal son favori de la quatrième et dernière levée des tournois du Grand Chelem de l’année. Rien à redire, même si les journalistes de L’Equipe prennent son contre-pied en désignant, eux, Roger Federer. Comme Mats Wilander, telle une girouette, change souvent d’avis en cours de route, on se réjouit de découvrir comment il va éventuellement expliquer son grand écart d’ici à la fin de la quinzaine new-yorkaise!

Là ne se situe pourtant pas le nœud du problème. Non, ce qui interpelle, c’est le fond même d’une chronique ambiguë, qui laisse l’observateur perplexe. Songez que Mats Wilander se réjouit de l’absence d’Andy Murray, Novak Djokovic, Stanislas Wawrinka, sans parler de Milos Raonic et Ken Nishikori, tous blessés. «C’est une bonne chose pour le tennis (sic), écrit-il. Pas parce qu’ils ne sont pas là (ndlr: encore heureux!) mais que leurs forfaits ouvrent à de nouvelles figures l’opportunité de se montrer au moins jusqu’en demi-finales. La situation fait qu’on va voir de nouveaux visages dans les grands moments d’un tournoi du Grand Chelem. Super!»

Oui super! On aurait bien aimé à l’époque où il jouait que Mats Wilander se mît aussi en réserve de la République pour ne pas avoir à supporter – le mot n’est pas trop fort – son jeu soporifique et dénué de toutes fantaisies. Une punition à l’état pur nonobstant un palmarès flatteur et respectable. Que de moments de détestation on se serait épargnés quand nous suivions les matches du Suédois sur les plus grands courts du monde pour le compte du journal La Suisse.

Soyons lucide: un titre – au rabais? – consacrant Alexandre Zverev, Nick Kyrgios, ou Grigor Dimitrov, laissera toujours planer un doute sur sa crédibilité en l’absence de cinq joueurs membres du top 11 mondial. Rappelons à Mats Wilander, qui a la mémoire courte, que Stanislas Wawrinka, lui, a gagné des trois titres du Grand Chelem face aux No 1 mondial de l’époque, Rafael Nadal (Open d’Australie 2014) et Novak Djokovic (Roland-Garros 2015 et US Open 2016). Ça a de la gueule!

Dernier sujet de discorde avec Mats Wilander, le fait qu’il accorde du crédit aux «anciens» Jo-Wilfried Tsonga, en panne de confiance cet été, Gaël Monfils, qui évoque pourtant son mal-être depuis plusieurs semaines déjà, et Tomas Berdych, en totale perte de vitesse cette année, au rayon des possibles successeurs de Stanislas Wawrinka, tenant du titre de l’US Open. A croire que le Suédois a fumé la moquette!

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17/03/2017

Quennec, l'arme des faibles

Pris dans une tourmente médiatique sans fin, Hugh Quennec se défend comme il peut, c'est-à-dire médiocrement. Dans un communiqué publié jeudi sur le site internet du club, il accuse comme de bien entendu la presse de travestir la vérité, de nourrir des spéculations qui n’ont pas lieu d’être et de publier des rumeurs infondées. Un peu comme le fait le Front national dans l’actuelle campagne nauséabonde à la présidence de la République française. Ce qui n’est pas à son honneur.

On rappellera à M. Quennec, pour lui rafraîchir une bonne fois pour toute une mémoire sélective, qu’il est tout de même à l’origine de la relégation administrative du Servette FC, qu’il a été placé sous tutelle par la Ville et le Canton dans la gestion - qui interpelle - de l'Association Genève Futur Hockey, qu’il ne jouit plus de la confiance des politiciens genevois et, enfin, qu’il a introduit le vers dans le fruit, avec l’arrivée de ses petits copains canadiens de Vancouver. Avec les dégâts d’images que l’on sait.

Comme Hugh Quennec est incapable d’assumer ses responsabilités, il se défausse sur la presse. L’arme des faibles! Une question pour conclure: le président se soumettra-t-il comme les joueurs, le staff technique, dont bien sûr Chris McSorley, et les employés à l’évaluation interne en cours? Dans l’affirmative, son sort est déjà scellé: il doit faire place nette.

 

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13/03/2017

Quennec, le pollueur, doit payer

Samedi, après sa quatrième défaite de rang face à Zoug, Genève-Servette a bouclé une saison foireuse, polluée par Hugh Quennec et ses petits copains canadiens venus de Vancouver. Elle a commencé par la démission de Christophe Stucki, le CEO en place du club grenat; elle s’est poursuivie par la guerre intestine que le président-actionnaire-fossoyeur n’a cessé de livrer en coulisses à Chris McSorley et à son staff technique; elle pourrait se conclure par le départ du légendaire entraîneur des Aigles.

A l’origine de cet immense gâchis, on l’a déjà dit, Hugh Quennec. Déjà rappelé sévèrement à l’ordre par la Ville et le Canton de Genève au sujet de sa gestion financière controversée de Genève Futur Hockey et désormais sous haute surveillance, il devra rendre des comptes aux sponsors, aux supporters et aux joueurs.

C’est clair le pollueur Quennec doit payer. Lui et sa clique canadienne ont installé un climat délétère aux Vernets. S’ils veulent virer Chris McSorley – au bénéfice d’un contrat en béton armé, rappelons-le – ils devront faire sauter la banque. Avec quel argent, connaissant les difficultés financières que connaît Genève-Servette, avec notamment la baisse spectaculaire du public aux Vernets? On veut dire 421 spectateurs de moins par match (25), soit un total de 10'525 personnes au terme de la saison régulière, avec une perte qu’on peut chiffrer au minimum à 300'000 francs.

Non, ce n’est pas de Chris McSorley dont Genève-Servette doit se séparer pour restaurer sa crédibilité. Mais d’Hugh Quennec et des laquais canadiens, qui ont imposé des choix absurdes à leur entraîneur pendant les play-off avec le triste résultat que l’on sait. Ils ne sont certes pas les seuls responsables à figurer sur le banc des accusés. Les joueurs – Jim Slater, capitaine fantomatique en tête – ne sont pas exempts de tout reproche. De Mayer à Romy, en passant par Mercier, Vukovic, Almond, Rod, Traber, Wick et tellement d’autres, ils n’ont pas fait honneur au maillot grenat. Là aussi, le ménage doit être fait d’ici au début de la saison prochaine.

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05/02/2017

Quennec sous haute surveillance

Des sources proches de Genève-Servette l’avaient annoncé: les ennuis du club grenat commenceraient au mois de février 2017. On est pile poil dans les temps. Hugh Quennec, président du club et de Genève Futur Hockey, vient d’être placé sous haute surveillance par les autorités de la Ville et du Canton de Genève. Soit il acceptait d’être mis sous tutelle avec la nomination d’un administrateur, chargé de contrôler les finances de Genève Futur Hockey, soit celui-ci se voyait couper les vivres. Le couteau sous la gorge Hugh Quennec n’avait pas vraiment le choix. Il a capitulé.

Ce qui ne l’a pas empêché, dans un communiqué surréaliste, de prendre quelque liberté avec la vérité. Voyez plutôt ce qu’il déclare: «Etant donné l’importance des montants subventionnés (ndlr: qui n’ont pas changé depuis 2013, soit 995'000 francs quand même!), et afin de répondre aux attentes tout à fait légitimes de la Ville et du Canton en matière de gestion du budget alloué, nous avons entièrement adhéré à leur proposition de collaborer avec un administrateur (…)»

Mais Monsieur Quennec, vous n’aviez pas d'autre porte de sortie que de vous soumettre à la décision des autorités politiques. Dans ce même communiqué, celui-ci tient aussi à souligner les qualités de l’accord de collaboration (ndlr: une injonction de la Cour des comptes) signé en juin 2016 par les partenaires impliqués dans la Fondation Genève Futur Hockey (Genève Futur, le Mouvement juniors du GSHC, Meyrin, Trois-Chêne et l’Association cantonale de hockey sur glace)…» Sauf que selon un rapport de la Cour des comptes, «un contrat a certes été établi entre tous les partenaires, mais au 30 juin 2016, il n’était toujours pas signé.»

Mais revenons à la case départ. Que reproche-t-on à Hugh Quennec, à la barre de Genève Futur Hockey depuis sa création et qui a catégoriquement refusé en 2013 d’instituer une présidence tournante sur les recommandations de la Cour des comptes, sans doute pour mijoter sa petite cuisine à l’abri des regards indiscrets? Un usage inadéquat des deniers publics. On se souvient que par le passé, un audit de la Fondation avait déjà mis en lumière des dysfonctionnements, comme le payement d’une partie du salaire de Goran Bezina par Genève Futur Hockey – un organisme chargé de la relève, rappelons-le – au prétexte, selon son président, que le No 57 était une figure marquante du Genève-Servette HC et un exemple pour les jeunes.

 

 

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