03/04/2014

Le grand nettoyage de printemps du Servette FC

«C’est l’printemps, y a la route qui s’fait nationale et des fourmis qui s’font la malle (…) C’est l’printemps, y a des souris qui s’font dents sur les matous par conséquent ». Paroles de Léo Ferré.

Osons un rêve fou! Et si le grand nettoyage de printemps opéré par Pascal Zuberbühler au Servette FC portait un jour ses fruits? Et si l’as de la démolition-reconstruction avait raison envers et contre tous? Et si ce directeur technique indésirable en Suisse alémanique depuis son échec, partagé certes avec Christian Gross, aux Young Boys avait trouvé un écho à son laboratoire d’idées sans queue ni tête à Genève? Et si sous sa direction, le Servette FC décrochait la lune, on veut dire la promotion en Super League et, pourquoi pas dans la foulée, le titre de la Grande Ligue?

Et si, et si… On peut toujours rêver. Sauf que la réalité a vite fait de nous rattraper et de nous ramener brutalement sur terre. Parce qu’à l’heure actuelle, le Servette FC c’est surtout un club qui marche sur la tête; qui chante à tue-tête que les lendemains seront meilleurs; qui n’a plus d’entraîneur diplômé depuis le limogeage de Jean-Michel Aeby; qui évolue dans un stade déserté par ses derniers supporters; qui s’est sabordé sur le plan sportif depuis la reprise du championnat; qui engage à tour de bras et licencie à bras raccourcis. Bref, qui fait tout et n’importe quoi.

Mais on peut toujours rêver… Et se poser une question pertinente: pourquoi les idées soi disant géniales de Pascal Zuberbühler n’ont-elles séduit aucun club outre-Sarine?

 

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30/03/2014

Patinoire du Trèfle Blanc: que font nos autorités?

Je ne vais pas déclarer ici la guerre à la culture, sous prétexte que la Ville de Genève en fait des tonnes dans ce domaine aux dépens du sport. Mais la page Evènement de la Tribune de Genève du 21 mars m’a tout de même interpellé. Les autorités municipales s’apprêtent à dépenser 200 millions de francs – sans compter les inévitables dépassements de budget – pour la rénovation du Musée d’art et d’histoire, du Grand Théâtre, de la Nouvelle Comédie et la création du Pavillon de la danse – et rien pour le sport !

D’ici à 2018, ce ne sont pas moins de deux chantiers d’envergure qui devraient être achevés. Deux autres devraient démarrer la même année. Les membres du Conseil administratif justifient ces dépenses somptuaires par le fait que leurs prédécesseurs n’ont pas fait leur boulot en matière d’investissements. Et que les édifices à restaurer tombent en ruine.

Pendant ce temps-là, et sans vouloir opposer en aucune manière la culture au sport, le Genève-Servette HC attend toujours la construction de sa nouvelle patinoire au lieu dit Le Trèfle Blanc sur la commune de Lancy. Celle des Vernets a certes été rénovée à grands frais ces dernières années, mais elle ne répond plus aux exigences de la Swiss League de hockey sur glace.

Ce qui me chagrine, pour rester poli, dans cette affaire, c’est que l’Arena du Trèfle Blanc ne constitue pas la priorité du Conseil d’Etat, qui a laissé – n’est-ce pas M. Longchamp? – et laisse encore dormir le projet dans ses tiroirs. Même si elle n’est pas concernée au tout premier chef  – encore que… – la Ville de Genève refuse de mettre la main au portemonnaie pour, tel Ponce Pilate, mieux refiler la patate chaude au Canton.

Notez qu’on comprend mieux la position de M. Kanaan. Très actif certes sur le front de la culture – donc du Musée d’art et d’histoire, du Grand Théâtre, de la Nouvelle Comédie et du Pavillon de la danse – le conseiller administratif est absolument transparent dans le domaine du sport, l’autre dicastère dont il a la charge. Son bilan est aussi mince – sinon plus – qu’une feuille de papier à cigarette.

Alors que Genève cultive le temps de l’inaction, Bienne, Fribourg et Lausanne annoncent la construction de nouvelles patinoires. Cherchez l’erreur! La pétition que vient de lancer le Genève-Servette HC sur son site internet fera-t-elle changer d’avis les édiles genevois? Pas sûr, hélas!

 

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23/03/2014

Il y a une vie après Chris McSorley

Les observateurs avertis des choses du hockey suisse ont longtemps affirmé que le produit Genève-Servette dessiné par Chris McSorley ne pouvait s’exporter. Trois exemples viennent à l'esprit pour accréditer cette théorie. On veut parler de Thomas Déruns, Daniel Rubin et John Gobbi qui, après avoir quitté Genève-Servette de gré ou de force, ont semblé dépaysés à Berne – pour les deux premiers – et aux ZSC Lions pour le troisième.

Foi de Chris McSorley, le collectif a toujours primé sur l'individualisme forcené. L'entraîneur ontarien a formaté des joueurs taillés sur mesure pour un système de jeu tellement austère que les petits nouveaux avaient besoin d'une cassette vidéo pour en découvrir toutes les subtilités. Autant dire que sortis d'un environnement qui leur était familier, les membres de la grande famille grenat se sont parfois perdus en route.

Notez qu'à l'image de Thomas Déruns, libéré de ses obligations par Berne en 2012 après avoir erré comme une âme en peine, et de John Gobbi, certes champion de Suisse avec les ZSC Lions en 2012, mais trop souvent confiné sur le banc des remplaçants, ont su rebondir au Lausanne Hockey Club, la succursale de Genève-Servette.

Aujourd'hui, pas moins de six anciens joueurs genevois, qui  ont usé leur fonds de culotte aux Vernets, revivent à Malley. Outre Thomas Déruns et John Gobbi, Florian Conz, Gäetan Ausburger, Benjamin Antonietti sans oublier Paul Savary ont participé à la formidable aventure du Lausanne HC cette saison.

Comme quoi, et c’est rassurant, il existe une vie après Chris McSorley. Même si le chemin, qui mène à la rédemption ne ressemble pas à un long fleuve tranquille, les exemples de Thomas Déruns et de John Gobbi – en attendant peut-être celui de Daniel Rubin, de retour la saison prochaine à Genève-Servette – tordent le cou aux stéréotypes.

 

 

 

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18/03/2014

Deux poids, deux mesures!

Selon que vous serez puissant ou misérable, le jugement rendu par votre hiérarchie sera différent. Souvenez-vous: le 29 novembre 2009, Dany Kurmann traite Ronnie Rüeger, le gardien de Kloten, de «trou du cul». Comme il s’excuse platement, le «zébré» zurichois n’encourt aucune sanction de la commission des arbitres.

Bigre, les Jeux olympiques de Vancouver pointent à l’horizon et il serait fâcheux que l’affaire vienne à s’ébruiter au plan international. Dany Kurmann fait en effet partie du collège des arbitres appelés à officier au Canada dans le tournoi de hockey sur glace le plus prestigieux du monde. Comme on lave plus blanc en Suisse, il est blanchi.

Autre affaire, autre dénouement: le 14 mars de cette année, Daniel Wirth commet une faute technique lourde de conséquence. A la lumière des faits, le juge unique accepte le protêt déposé par Langenthal – mauvaise interprétation du règlement sur un but annulé après visionnement de la vidéo – et annule le résultat du match No 3 de la série remporté par Viège. Avant que le Tribunal du Sport de la Ligue ne le désavoue. Dans la foulée, la direction du département des arbitres de la Swiss Hockey League confirme la suspension de Daniel Wirth jusqu’à la fin de la présente saison.

Même si le lien de confiance entre l’employeur et son employé est rompu, la sanction est lourde. Elle tranche avec la mansuétude de ce même département quatre ans et demi plus tôt. Mais, contrairement à Daniel Wirth, un pur amateur, Dany Kurmann, lui, possède le statut d’arbitre professionnel, qui n’a pas pour vocation à être payé à ne rien faire. Appelé à statuer sur une insulte et une faute technique, Reto Bertolotti a choisi d’absoudre la première et de condamner la seconde. Selon que l’on est puissant ou misérable…

 

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