02/02/2017

Genève-Servette fait pschitt!

Genève-Servette n’inscrira pas pour la troisième fois de son histoire son nom sur le trophée de la Coupe de Suisse de hockey sur glace. Pour tout dire, il s’est montré indigne de ses illustres prédécesseurs, vainqueurs en 1959 et en 1972, mercredi à Kloten. Aucune émotion, aucun sens du sacrifice, aucune envie, des mercenaires aux abonnés absents, des erreurs de juniors en défense, un encéphalogramme plat, quoi: n’en jetez plus la coupe est pleine!

Après deux victoires de rang de Genève-Servette en championnat contre Fribourg et Davos, le soufflé est déjà retombé. Comme si la Coupe de Suisse constituait un enjeu mineur. A Kloten, les Grenat ont ressemblé – c’est à peine si on exagère le trait – à Fribourg Gottéron en pleine déconfiture à l’heure actuelle. Or, à ce qu’on sache, ils n’ont pas encore assuré mathématiquement leur participation aux séries finales. Chris McSorley n’a pu que constater l’ampleur des dégâts. « Mes leaders ne sont pas descendus du bus », disait-il, dépité, à la fin de la finale. Ses défenseurs aussi!

Le retour de Goran Bezina, considéré comme le No 6 par Chris McSorley au moment de son départ à Zagreb en KHL à la fin de la saison passée – un jugement qui, s’il est sérieux, interroge sur les compétences de l’Ontarien en matière de hockey sur glace – redistribuera les cartes au sein de la défense servettienne, orpheline de son patron. Et c’est tant mieux après le naufrage de Kloten…

 

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09/01/2017

GSHC: c'est la faute à...

Je sais, on ne tire pas sur une ambulance, Genève-Servette en l’occurrence, au plus mal après 36 journées de championnat de hockey sur glace. Mais, je vais le faire quand même sur l’air de «C’est la faute à Voltaire»:

GSHC est cauchemardesque, c'est la faute à Quennec

GSHC est défait, c'est la faute à McSorley

GSHC est à terre, c'est la faute à Slater

Quoi qu’il advienne désormais, Genève-Servette a d’ores et déjà foiré sa saison régulière – je dis bien sa saison régulière – mais pas encore les séries finales. A moins qu'il ne soit condamné à jouer les play-out ou, pire encore, un barrage contre la relégation en LNB. Ne reste plus qu’à cocher la bonne case.

En attendant des jours meilleurs (?), cinq causes expliquent les déboires de Genève-Servette. Par ordre d’importance:

  1. Hugh Quennec, même s’il a encore le soutien de quelques joueurs benoîtement enfermés dans le déni, est le principal artisan de la déroute actuelle. Sa révolution de palais pour mener le club grenat vers le titre de champion de Suisse –son obsession désormais – a tourné au vinaigre. L’arrivée d’investisseurs (?), de conseillers (?), d’oisifs (?) Canadiens – comment faut-il les nommer? – a déstabilisé les joueurs et le staff technique avec les cafouillages que l’on sait. On veut dire, la démission du directeur général et l’impéritie des nouveaux arrivés.
  2. Le départ de Goran Bezina a laissé un immense vide dans le vestiaire grenat. Jim Slater, capitaine fantôme, ne l’a pas remplacé dans cette fonction. Dans ce dossier, Chris McSorley ne sort pas blanchi. Il peut se faire pardonner en rappelant le défenseur de Zagreb, déjà virtuellement écarté des play-off en KHL.
  3. La campagne des transferts bâclée au niveau des attaquants étrangers, porte ses fruits. Jim Slater (63e au classement des compteurs!!!) n’est plus que l’ombre de lui-même. Le lutin Nathan Gerbe (128e avec l’excuse d’avoir été recruté en cours de saison) est utilisé à contre-emploi et Nick Spading (60e) pointe aux abonnés absents. Là encore, Chris McSorley porte une part de responsabilité – avec Hugh Quennec il va sans dire – dans ce monumental fiasco. C’est si vrai que l’entraîneur ontarien est à la recherche d’un nouveau mercenaire.
  4. La défense grenat trop légère au regard des ambitions affichées par le président actionnaire et son entraîneur, est pointée du doigt. Quand on vise ni plus ni moins que le titre de champion de Suisse, on ne peut pas se passer de joueurs d’expérience. Si Johan Fransson et Romain Loeffel sont dignes de leur rôle de No 1 et 2 – ou inversement – tous les autres n’ont pas la taille patron. Au mieux, peuvent-ils endosser l’uniforme de No 5 à 8. Vous l’avez deviné, il manque deux défenseurs de métier, No 3 et 4.
  5. On ne saurait taire bien sûr la vague de blessures qui a submergé Genève-Servette depuis le début de la saison. Même si c’est le lot quotidien de toutes les équipes, le club des Vernets en a souffert plus que les autres, ne serait-ce que par l’identité même des victimes, souvent des cadres importants. Une question lancinante se pose pourtant: le jeu physique marque de fabrique de Genève-Servette ne serait-il pas la principale cause de cette cascade de blessures. Pour preuve les bobos à répétition de Cody Almond. A méditer...
     

 

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06/12/2016

Genève-Servette tangue

Elles courent, elles courent les mauvaises nouvelles à propos de l’état de santé de Genève-Servette. Sur le plan sportif, les Aigles piquent du nez et menacent de se crasher en beauté; le nombre de spectateurs ne cesse de chuter match après match – ils n’étaient que 6000 samedi soir à l’occasion de la venue de Davos, si l’on soustrait les 500 supporters grisons venus en goguette aux Vernets –; le projet de la future patinoire a du plomb dans l’aile et l’état des finances laisse présager des lendemains moroses.

Pendant ce temps là, Hugh Quennec roucoule en compagnie des oisifs Canadiens de Vancouver qu’il a recrutés à l’été, on ne sait trop pourquoi, sinon pour mettre le souk aux Vernets. Tout va bien donc à entendre un président, responsable – on ne le répétera jamais assez – à 100% de la relégation du Servette FC, dont il fut le président éphémère de 2012 à 2013, avec en guise de cadeau d’adieu un trou financier de 5 millions de francs. Pourquoi ne rééditerait-il pas le même exploit – car c’en est un – avec Genève-Servette?

Quelques nouvelles du front prouvent à l’évidence que le club tangue dangereusement. Quoi qu’il en dise, Hugh Quennec entretient des relations conflictuelles avec ses employés; il ne jouit pas non plus de la confiance des politiciens ainsi que de certains partenaires et, comme à son habitude, préfère la fuite en avant plutôt que d’affronter la réalité en face. Le projet pharaonique de la patinoire de Trèfle blanc pourrait être enterré en faveur de celui moins rutilant sis sur le parking des Vernets, de même les caisses pourraient crier famine à la fin du mois de janvier et le tournoi Genève Futur Hockey Challenge passer un tour en 2017.

Mais de tout ça, on reparlera en temps voulu. N’est ce pas Monsieur Quennec? Car ce n’est pas l’enquête bâclée de la RTS, diffusée dimanche dans le cadre de l’émission Sport dimanche, qui a levé un coin du voile sur le personnage…

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11/11/2016

Que faire de Hugh Quennec?

Il fut un temps où les présidents de Genève-Servette étaient élus par le bon peuple, on veut dire ses membres. Cette époque est désormais révolue depuis l’avènement du professionnalisme et de la reconversion logique des clubs en sociétés anonymes. Mais si on pouvait revenir en arrière juste un instant, gageons que Hugh Quennec ne serait pas forcément plébiscité. Car si l’argent contribue au bonheur, il peut aussi abîmer les âmes.

Quand Chris McSorley était encore copropriétaire du Genève-Servette HC, il pouvait exercer - ne serait-ce qu’à distance - un contrôle sur les pratiques de Hugh Quennec, et, au besoin, lui rabaisser son caquet. Maintenant que l’Ontarien a vendu son paquet d’actions à son ex-associé, il doit faire le gros dos et supporter l’humeur d’un président autoritaire et ingérable. Il ne se passe pas une semaine sans que nous soient rapportés des actes vexatoires de Hugh Quennec à l’égard de ses employés. Sous de faux airs de gendre idéal - au point que ceux qui ne le pratiquent pas lui donneraient le Bon Dieu sans confession - se cache au contraire un animal à sang-froid.

Alors que faire de Hugh Quennec? Comme les supporters en colère du Lausanne HC le suggéraient l’année passée au moment du conflit qui opposait son bienfaiteur d’un jour au comité du club vaudois, peut-être vaudrait-il mieux qu’il fasse place nette, afin que Genève-Servette ne revive pas le même calvaire que le Servette FC, dirigé par qui vous savez à l’époque. Or la situation des deux clubs grenat présente d’étranges similitudes. A l’époque Hugh Quennec, accueilli en sauveur, avait confié les clés de la maison à des Gallois, plein de bonne volonté, mais parachutés sur une autre planète. Rebelote avec Genève-Servette où sont arrivés cet été d’anciens dirigeants de Vancouver, précédés d’une réputation controversable. Certes, ils ont aidé les Canucks a gagné la Coupe Stanley, mais avec ce bémol d’importance: ils ont profité du travail de leurs prédécesseurs avant que la franchise de NHL ne pique du nez.

Est-ce ces Messieurs qui ont soufflé la (mauvaise) idée à Hugh Quennec de s’exprimer chaque semaine sur le site internet du club? Plus les semaines passent, plus on se délecte des écrits du président, qui sont moqués jusque dans les rangs ses spectateurs, toujours moins nombreux aux Vernets. Parler pour ne rien dire, telle est la devise du patron. Comme en témoigne ce passage du message présidentiel délivré le 5 novembre à propos de la future ou ex-patinoire du Trèfle Blanc:

«Plus qu’une simple patinoire, nous voulons offrir à nos fans, aux supporters et à tous les Genevois un lieu unique pour vivre et partager des émotions sportives dans les meilleures conditions possibles en tenant compte de notre identité. Pour cela, nous nous sommes entourés d’experts qui disposent d’un savoir-faire et d’une expérience indispensables pour mener à bien un projet de cette ampleur.»

Pourquoi ces précisions grandiloquentes et superfétatoires: Hugh Quennec pensait-il confier le projet à un artisan boucher, un médecin, un musicien ou, à qui sais-je encore?

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