02/03/2016

Merci Hugh Quennec!

Quand je vois Hugh Quennec, éternel sourire Pepsodent aux lèvres pour jouer la comédie, j’ai une envie irrépressible d’éclater de rire, tellement il est médiocre dans son rôle d’acteur de série B. Et je lui dis merci pour ce moment de bonheur fugace. Mais pas seulement!

Quand Hugh Quennec précipite le Servette FC en Première Ligue Promotion, par son entêtement à fermer la porte à tout investisseur autre que lui, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

Quand Hugh Quennec est lâché par l’ensemble du comité du Mouvement junior du Genève-Servette HC, pour de justes motifs, en septembre 2015, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

Quand Hugh Quennec accuse les parents du comité dit alternatif du Mouvement junior du GSHC de putchistes – pourquoi pas terroristes pendant qu’on y est – en opposition à son comité fantoche, élu le 25 février lors d’une mascarade d’assemblée générale extraordinaire, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

Quand Louis Matte soupçonne l’auteur de ce blog de soutenir ledit comité alternatif, juste pour faire chier – terme exact utilisé – Hugh Quennec, comme si j’avais du temps à perdre avec ce Monsieur, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

Quand Hugh Quennec pille le Mouvement junior du GSHC pour remplir la coquille vide de Genève Futur, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

Quand Hugh Quennec promet de dévoiler le plan de financement de la future patinoire du Trèfle Blanc et que Sœur Anne ne voit toujours rien venir, je dis merci qui? Merci Hugh Quennec!

Quand Genève-Servette sera obligé de se serrer la ceinture la saison prochaine parce que l’oligarque russe patron d’IPP, Guennadi Timchenko, qui figure sur la liste noire des Etats-Unis, ne peut plus lui verser un sou – on parle ici d’une somme à 7 chiffres selon une source proche du dossier – je dis merci qui? Merci Hugh Quennec! Car, le président pourra enfin affirmer, sans travestir la vérité cette fois, que Genève-Servette repose sur l’un des plus petits budgets de la Ligue nationale A.

Pour conclure, reprenons en choeur le refrain du tube des Charlots de 1971, passé depuis à la postérité, pour dire encore mille fois merci à Hugh Quennec:

Merci patron, merci patron

Quel plaisir de travailler pour vous

On est heureux comme des fous

Merci patron, merci patron

Ce que vous faites ici bas

Un jour Dieu vous le rendra.

11:05 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

08/02/2016

Docteur Jekyll et Mister Hyde

Mais à quoi joue donc Hugh Quennec? Dans une interview accordée à la Tribune de Genève, le boss du Genève-Servette HC s’est fait tout mielleux face aux questions gentillettes d’un trio de journalistes. Après lecture de cet article, on lui donnerait volontiers le bon Dieu sans confession. Sauf que, chassez le naturel et il revient au galop. Dans la course à la présidence au Mouvement junior du GSHC, le Canadien multiplie les coups bas et autres entourloupes. Il nous avait pourtant assurés, la main sur le cœur, que l’élection à sa propre succession était ouverte à tous. Et qu’au final, l’assemblée jugerait sur pièces.

Un comité dissident au sien s’est créé pour lui succéder à la tête du Mouvement junior. Très mauvais joueur, Hugh Quennec, pourtant parfaitement au courant de la situation, ne fait aucune mention de ce comité alternatif emmené par son ancien vice-président Pascal Gagliardi dans la convocation à l’assemblée générale extraordinaire qu’il vient d’adresser aux membres. Pire, et pas très élégant de sa part, il a envoyé ladite invitation le 5 février pour une AGE, qui se tiendra le 25 du même mois. Soit pile poil 20 jours, et pas un de plus ­ le délai statutaire pour que les propositions individuelles soient jugées recevables. Cherchez l’erreur!

Cerné de toutes parts, Hugh Quennec emploie la tactique de la fuite en avant pour se maintenir à tout prix au pouvoir. Or, il faut savoir que la Ville de Genève a reçu les résultats de l’audit du Mouvement junior du GSHC qu’elle avait commandé en son temps. Mais, elle ne veut, hélas, pas en révéler la teneur, alors qu’il semblerait qu’elle ait bloqué tout ou partie de la subvention accordée à l’Association. Les contribuables que nous sommes tous aimeraient savoir de quoi il retourne. Soit Huques Quennec est blanc comme neige, soit il a quelque chose à se reprocher.

Quoi qu’il en soit, deux comités seront en lice le 25 février prochain. Et l’assemblée promet d’être rock and roll si Hugh Quennec, véritable Docteur Jekyll et Mister Hyde, ne revient pas à de plus nobles sentiments.

14:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

17/01/2016

Chris McSorley est trop injuste

On ne changera pas Chris McSorley. Et c’est mieux ainsi, sinon la source de notre blog va très vite se tarir. Le dernier courroux de l’Ontarien n’est pas piqué des vers. Il date de samedi soir après la surprenante défaite de Genève-Servette face à Langnau (3-5), le jour même d’un retour dès potron-minet à Genève.

Songez que les Aigles sont rentrés dans leurs foyers à 6 heures du matin après 900 km de trajet en car (Genève-Davos aller retour) et que quatorze heures plus tard seulement, ils griffaient à nouveau la glace. Mais Chris McSorley n’en a cure. «Mes joueurs ne peuvent en aucun cas avancer cette excuse pour expliquer cette défaite, affirme-t-il au Matin Dimanche. Ils n’ont pas suivi le plan mise en place…» Sous entendu pour reprendre le langage coloré de l’entraîneur canadien: «Ils ont fucké le système de jeu.» Allez savoir pourquoi?

Plutôt que d’accabler injustement ses joueurs, Chris McSorley ferait mieux de combattre le calendrier débile – ne serait-il pas plus intelligent de programmer les matches de Genève-Servette à Davos et à Lugano les mardis soirs? – qu’un rond-de-cuir de la Ligue nationale a concocté au chaud dans son bureau. Parce que si trois buts sur cinq, encaissés sur de grossières erreurs individuelles, ne sont pas, aux yeux du coach, la conséquence de la fatigue et de sautes de concentration, alors Genève-Servette ne mérite pas de figurer dans le top 3 du championnat de LNA.

Enfin, on ne pardonnera pas à Chris McSorley d’interdire à Chris Rivera et Alexandre Picard, d’évoluer avec leur nouveau club (Fribourg et Davos en l’occurrence) aux Vernets jusqu’à la fin de la saison régulière. Cet accord ne s’appuie sur aucune base légale et constitue une double peine infligée aux supporters grenat, privés de revoir à l’œuvre deux anciens joueurs, qu’ils adulaient. Et qui étaient, rappelons-le, devenus indésirables à Genève-Servette.

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10/01/2016

Les Lorenzinades de Massimo

Vendredi 8 janvier, sur le plateau du Téléjournal, Massimo Lorenzi, tenue savamment négligée, vient commenter les scandales qui ont éclaboussé la Fédération internationale de football (FIFA) et celle d’athlétisme (IAAF) en 2015.

Et le beau Massimo, d’un air de circonstance soigneusement étudié, de nous balancer que si les grandes Fédérations de ce monde sont corrompues, c’est la faute à l’amateurisme de leurs dirigeants, qu’il faudrait remplacer par des professionnels incorruptibles, capables de diriger leur petit monde d’une poigne de fer. Or, à ce que je sache, ni Sepp Blatter ni Lamine Diack, présidents des deux Fédérations incriminées, n’étaient des intermittents du spectacle, mais plutôt des personnalités de haut rang et de haut vol.

Théorie douteuse donc – la probité n’a rien à voir avec le statut, professionnel ou amateur, des dirigeants en place – suivie, dans la foulée, d’une autre Lorenzinade. Voyez plutôt: le chef du service sportif de la RTS, interrogé par la présentatrice du 19.30 sur le rôle, voire les responsabilités, des diffuseurs dans ce monde sportif du tous pourris, répond sans rire en mettant en avant les relations étroites qu’il aurait tissées avec de nombreux sportifs de haut niveau «dont une écrasante majorité d’entre eux, affirme-t-il péremptoire, n'est pas corrompue ou dopée.» On se demande à quelles personnalités il fait référence, lui qui ne sort de sa tour d’ivoire de la RTS que tous les 36 du mois

«Quelles sont les attentes du public de la RTS, se demande ensuite Massimo? Il se dédouane d’entrée de toute responsabilité, histoire de caresser le peuple dans le sens du poil et de se donner bonne conscience. «Les téléspectateurs, explique-t-il, veulent du spectacle et sont prêts parfois à fermer les yeux sur certaines magouilles ou alors à les dénoncer après.» Comme les diffuseurs en somme… Ponce Pilate n’aurait pas mieux parlé.

«Nous ce qu’on doit faire, conclut enfin Massimo, c’est encadrer, expliquer et mettre en perspective…» Comment relever ce défi de l’impossible avec les sous doués qui peuplent la rédaction du service des sports de la RTS, à l’exception de quelques pointures, parmi lesquelles Pascal Droz en tennis. Autant dire qu’on craint le pire. Alors, on zappe sans mauvaise conscience.

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