Quand Facchi me confond avec un boxeur

Pendant 47 ans, j'ai eu le privilège d'exercer la profession de journaliste du sport à la Semaine Sportive (1967-1969), à La Suisse (1969-2004), au Nouveau Quotidien (1994-1995) et à la Tribune Genève (1995-2013). Je vous propose de revivre quelques moments forts de cette longue aventure. Aujourd'hui: réunion de boxe à Neuchâtel avec un hôte de marque.

Natif de Berne, Fritz Chervet est aussi adulé en Suisse romande. Que ce soit à Genève, où il livre le premier combat professionnel de sa carrière, Fribourg, Lausanne, Yverdon où Neuchâtel, le petit Mozart de la boxe éblouit le public.

Ce 19 mai 1972, à Panespo, il affronte Dominique Cesari, qui prépare son combat revanche contre Gérard Macrez, titre national français en jeu. Pour la petite histoire Fritz Chervet gagne aux points et obtient la 42e victoire depuis le début de sa carrière. 

A Neuchâtel, Gilbert Facchinetti, l’emblématique président de Xamax, ne raterait pour rien au monde cette soirée de gala. A l’entracte, pris d’une envie pressante, il rejoint les WC publics de Panespo où je l’ai précédé. Il me dévisage sans pouvoir mettre un nom sur ma personne.

On se fréquente pourtant depuis quelques années au bord des pelouses, au stade de la Maladière surtout. Soudain, sa mémoire, défaillante en la circonstance, lui revient d’un seul coup d’un seul. L’esprit embrumé, il me confond avec un boxeur. “Bien boxé, ce soir, bravo!”, me dit-il, avant de tourner les talons. Me laissant pantois et pensif. A ma connaissance, je ne suis jamais monté sur un ring, même si j’ai filé et pris des gnons quand j’étais un enfant plutôt bagarreur, dois-je le reconnaître... 

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